Grimdur Stoneheart, nain forgeron à la retraite, décide de repartir à l’aventure avec ses fidèles bombes pour extraire des minerais et forger l’Arme Ultime. Le concept de Boomerforge est simple : un jeu en vue de dessus où l’on pose des bombes pour exploser des obstacles, récolter des ressources et progresser toujours plus loin dans la mine. Ça vous rappelle quelque chose ? Normal, c’est un ersatz de Bomberman… sans le fun. Et c’est bien le problème.

Dès les premiers instants, on comprend que quelque chose cloche. C’est mou. Très mou. Grimdur (ou plutôt Grimou) se traîne comme un nain qui aurait trop abusé de l’hydromel, et la pose des bombes manque cruellement de dynamisme. Dans un jeu où tout repose sur la stratégie des explosions, c’est un comble d’avoir une sensation aussi mollassonne. On se traine, c’est épuisant.

Les décors sont aussi inspirés qu’une cave mal éclairée. On alterne entre marron foncé et marron encore plus foncé, avec des touches de marrons clairs et quelques maigres variations de textures, le tout sur un fond noir. Les graphismes minimalistes peuvent parfois avoir leur charme, mais ici, ça frôle la pauvreté artistique. Les minerais sont à peine reconnaissables, on dirait des morceaux de sucre gris ou doré et l’absence de variété rend l’exploration aussi excitante qu’une visite de mine abandonnée… sans le frisson du danger.
Sur le plan de la bande son, la musique est un supplice auditif qui tourne en boucle toutes les dix secondes. Trois notes, encore et encore, comme si un barde particulièrement sadique s’était juré de nous rendre fous. Ajoutez à cela des bruitages plats et répétitifs, et vous obtenez une ambiance sonore fade au possible.

Le gameplay de sont côté tient la route. On pose des bombes, on explose des trucs, on récupère des minerais, et on passe au niveau suivant. Mais l’absence totale de tension ou de challenge fait que l’on traverse ces niveaux sans le moindre frisson. Pas d’ennemis, pas de mécanismes qui renouvellent l’expérience, pas d’éléments qui viendraient pimenter le tout. Juste une boucle fade, nivelée par le bas. Et encore une fois, c’est mou du genou.
Avec Boomerforge, on espérait un hommage malin à Bomberman avec une touche d’originalité grâce à l’univers nain et à la récolte de ressources. Au lieu de ça, on se retrouve avec un jeu soporifique, un level design sans éclat, et un manque criant de variété. N’est pas Bomberman qui veut !
