Les petites canettes de Triomatica Games rempilent pour un second tour dans Boxville 2, une aventure qui mélange jeu vidéo et film d’animation à petit budget. Cette fois, notre canette rouge préférée se lance dans une mission de sauvetage après avoir fait exploser la fête de la ville à coups de feux d’artifice mal maîtrisés. C’est donc parti pour une nouvelle balade entre cartons, boîtes en métal et coins secrets d’un monde qui a autant de relief qu’un emballage Amazon recyclé.

Sur le papier, l’idée est mignonne : on arpente la ville, on résout des énigmes, et on tente de recoller les morceaux (littéralement et figurativement). Mais en pratique, l’expérience a du mal à décoller. Le gameplay se résume à un point-and-click classique où l’on promène notre canette d’un point A à un point B pour récupérer un levier, ouvrir une porte et repartir chercher une clé. Rien de bien neuf sous le couvercle. Le rythme est d’une lenteur abyssale, on peste souvent quand on fait des allers-retours en marchant à deux à l’heure.

La direction artistique, elle, sauve un peu la mise. L’univers de Boxville 2 garde ce style de cartoon crayonné qui a son charme et qui donne envie d’envoyer une carte postale à chaque écran. Mais ce joli emballage sonne creux, faute d’une bande-son digne de ce nom. Pas de musiques mémorables, des bruitages rares… Résultat : on a la sensation d’explorer une ville fantôme où même les canettes ont oublié comment faire “psschht”.

Côté narration, ça patine aussi. Les dialogues sont réduits à des bulles illustrées façon cahier d’écolier, sans voix ni véritable mise en scène. Impossible de réellement s’attacher aux personnages, même si l’histoire de cette canette en détresse avait du potentiel. En l’état, on regarde plus qu’on ne joue, et on décroche vite. Enfin, niveau durée de vie, il faut compter 5/6 heures de jeu pour venir à bout de Boxville 2.

En résumé, Boxville 2 reprend la formule du premier épisode en la laissant à peu près intacte. Ceux qui avaient adoré cette balade contemplative retrouveront ici le même mélange de poésie visuelle et de lenteur soporifique. Les autres, eux, risquent de finir aplatis comme une canette sur une autoroute. À réserver aux fans du premier.
