Test de Bubsy 4D – Mieux que Bubsy 3D c’est fou non ?

Rejoignez Bubsy dans une virée intergalactique qui sent le chaos maîtrisé et la laine brûlée. Le fameux lynx blagueur revient en 3D, comme un vieux pote qu’on n’ose plus inviter mais qui débarque quand même avec des chips et des punchlines douteuses. Direction des planètes farfelues pour sauter, grimper et rouler dans tous les sens face à des moutons robotiques en crise existentielle. Oui, le pitch semble sorti d’une session d’écriture sous caféine, et pourtant ça fonctionne… un peu comme un épisode de Rick and Morty, où l’on rit par moments en se demandant comment on en est arrivé là.

Et je cours !

On se souvient tous, ou on préfère oublier, la catastrophe industrielle qu’était Bubsy 3D sur PlayStation. Un traumatisme vidéoludique à ranger entre un contrôle parental mal réglé et une sauvegarde corrompue. J’en parlais récemment d’ailleurs dans le test de Bubsy in: The Purrfect Collection. Ici, Bubsy 4D tente de réparer les pots cassés avec un humour assumé et une approche bien plus accessible. Le résultat donne un jeu de plateforme en 3D qui coche les cases du genre sans vraiment révolutionner quoi que ce soit, mais avec une volonté claire : faire oublier la honte passée, quitte à rire de soi-même au passage.

Un petit côté Sonic

Au niveau des graphismes, le choix du cel shading apporte un rendu cartoon plutôt sympathique, avec une direction artistique qui ne manque pas de personnalité. C’est coloré, c’est vivant, et parfois ça rappelle les vieux cartoons à la Tex Avery, avec des animations qui donnent à Bubsy ce petit côté surexcité. Malheureusement, le vernis craque un peu quand on s’attarde sur les textures, qui semblent tout droit sorties d’une console portable en fin de vie. Les cinématiques, réalisées avec le moteur du jeu, n’aident pas à masquer ces faiblesses, mais au moins l’ensemble reste cohérent visuellement.

Théo qui fait du sport

Concernant le gameplay, le jeu propose une panoplie assez classique mais efficace : saut, double (ou même triple) saut, roulade en boule, escalade murale et projection sur les ennemis. Bubsy est vif, réactif et agréable à manier dans l’ensemble, ce qui est déjà un petit miracle vu son passif. Là où le bât blesse, c’est du côté de la caméra, qui semble avoir signé un pacte avec le chaos. Elle se place souvent mal, rendant certains sauts plus approximatifs qu’un lancer de dés dans un casino borgne. La petite ombre sous les pieds tente de sauver les meubles, mais elle ne suffit pas toujours à éviter les chutes frustrantes. Bref, j’ai souvent ragé !

La pose du poseur

Pour la bande-son, l’ambiance jazzy et rythmée accompagne correctement les aventures de notre héros, avec des thèmes qui collent bien à l’esprit déjanté du jeu. Cependant, la répétitivité des morceaux finit par se faire sentir, un peu comme une playlist bloquée sur trois titres en boucle. Cela ne gâche pas totalement l’expérience, mais ça manque clairement de variété pour maintenir l’intérêt sur la durée.

Un souvenir qui fait mal

Concernant la durée de vie, il faut compter environ 4 à 5 heures pour voir le bout de l’aventure. Cela peut sembler court, mais honnêtement, c’est probablement la bonne décision. Vu les imprécisions du gameplay et les limites techniques, tirer davantage sur la corde aurait risqué de transformer l’expérience en supplice. Le jeu propose bien un aspect speedrun avec des temps à battre, mais cela s’adresse surtout aux joueurs les plus patients ou masochistes, au choix.

Vivement le 5D ?

En conclusion, Bubsy 4D est un retour inattendu mais finalement pas complètement raté. Le jeu parvient à faire oublier en partie les erreurs du passé grâce à son humour et son énergie, sans pour autant s’imposer comme un incontournable. C’est un peu comme revoir un ancien flop au cinéma devenu culte par accident : on passe un bon moment, on rigole, mais on ne criera pas au chef-d’œuvre pour autant.