Test de Bus World – Bus en panne !

Bus World propose de prendre le volant d’un bus dans des situations qui sortent clairement de l’ordinaire. Ici, il ne s’agit pas seulement de déposer Mamie au terminus, mais aussi d’évacuer des civils lors de catastrophes naturelles ou industrielles. Entre Tchernobyl avant et après l’explosion, la jungle chinoise en plein chaos climatique ou les paysages volcaniques islandais, le jeu veut mélanger simulation de conduite et gestion de crise, avec un mode scénarisé et un mode libre pour créer ses propres trajets.

Fuyons !

Visuellement, on est clairement sur du Bus Simulator en version régime sec. Les décors font souvent vides, les textures sont pauvres et les animations sentent bon l’ancienne génération. Rien de vraiment choquant, mais rien de vraiment impressionnant non plus. Disons que le moteur graphique fait le strict minimum syndical, sans chercher à faire rêver le conducteur.

Heureusement, les missions relèvent un peu le niveau. L’évacuation de Tchernobyl, dès le début, est franchement une bonne idée et apporte une ambiance particulière, presque oppressante. Le concept des interventions d’urgence fonctionne sur le papier et donne une vraie personnalité au jeu. On sent qu’il y avait une volonté d’originalité, ce qui est assez rare dans le monde parfois très plan plan des simulations de bus.

Un monde en crise, un monde désert

La bande-son, elle, fait le boulot sans éclat. Ni mémorable ni catastrophique, elle accompagne simplement les trajets sans jamais voler la vedette. On l’oublie aussi vite qu’on l’entend, ce qui, dans une simulation, n’est pas forcément un défaut… mais pas une qualité non plus.

Côté gameplay, Bus World reprend les bases des autres simulations du genre, en plus accessible et moins complexe. La conduite est plutôt agréable, les bus répondent correctement et on prend assez vite ses marques. Rien de révolutionnaire, mais globalement ça se joue bien, du moins quand le jeu accepte de fonctionner.

Un dernier tour de piste

Et c’est là que le bus déraille sévèrement. Sorti le 20 novembre, le jeu est, sur Xbox Series, dans un état technique franchement alarmant. Plantages fréquents, écrans de chargement infinis lors des respawns ou même dès le lancement d’une partie. J’ai été patient, j’ai attendu un éventuel patch miracle, mais rien. Pas de mise à jour salvatrice, pas de communication rassurante. En fouillant un peu, on se rend vite compte que d’autres joueurs rencontrent exactement les mêmes problèmes. Ce n’est donc pas un cas isolé, mais un vrai souci de fond.

C’est malin ça !

En conclusion, Bus World est sans doute un jeu sympa sur le papier si on aime les Bus Simulator et qu’on cherche un peu d’originalité dans les missions. Malheureusement, dans les faits, l’expérience est assez moyennasse et surtout méchamment buggée depuis sa sortie, au point d’en devenir injouable. Un bus plein de bonnes intentions, mais avec le moteur en panne sur la bande d’arrêt d’urgence. A éviter.