Cakey’s Twisted Bakery se présente comme un survival horror furtif à la première personne où la survie passe par… la cuisine. Coincé dans une boulangerie aux allures de cauchemar sucré, on incarne un enfant à la recherche de son frère, obligé de préparer des recettes pour espérer s’en sortir. Entre deux fournées, il faut éviter des mascottes monstrueuses au sourire beaucoup trop large, se cacher sous les tables et comprendre ce qui se trame derrière cette façade faussement joyeuse. Une promesse de frissons, nappée de farine et de sucre glace.

Sur le papier, l’idée a de quoi intriguer. Mélanger survival horror et gestion de recettes, ce n’est pas tous les jours qu’on voit ça. En pratique, on se retrouve à trimballer des ingrédients jusqu’a une machine, encore et encore, tout en évitant un monstre qui n’a qu’une envie : nous transformer en pâtisserie du jour. Le concept est étrange, pourquoi pas, mais il peine a vraiment décoller.

Le jeu est aussi sombre que son propos, parfois même trop. Les environnements manquent de lisibilité, ce qui n’aide pas quand il faut se repérer rapidement pour éviter une mort un peu trop brutale. On passe plus de temps à plisser les yeux qu’a frissonner, et ce n’est jamais très bon signe pour un survival horror.
Côté gameplay, ça tient globalement la route. Les déplacements sont corrects, les mécaniques de cachette fonctionnent, et l’infiltration fait le travail. Le problème, c’est le manque cruel de peps. Une fois qu’on a compris la boucle, tout devient très mécanique. Aller chercher un ingrédient, l’amener a la machine, éviter le monstre, recommencer. Au bout d’un moment, la recette est connue, et elle devient franchement fade.

La boucle de gameplay est d’ailleurs le plus gros point faible du jeu. Elle s’installe vite, trop vite, et ne se renouvelle quasiment jamais. On s’ennuie plus qu’on ne stresse, ce qui est un comble pour un titre qui veut clairement jouer sur la peur et la tension. L’ennui s’invite a la fête, et il ne repart pas de sitôt.
Les musiques, sans être mémorables, sont correctes et font leur part du travail. Elles installent une ambiance, soutiennent les phases de tension, mais ne suffisent pas a masquer le côté répétitif de l’expérience. C’est propre, mais oubliable.

La difficulté, enfin, est mal dosée. On se fait choper trop facilement, parfois sans vraiment comprendre pourquoi. La moindre erreur se paye cash, ce qui pourrait fonctionner dans un jeu nerveux, mais ici, ça renforce surtout la frustration. Refaire la même séquence pour la troisième fois n’a rien de terrifiant, c’est juste lassant.
En conclusion, Cakey’s Twisted Bakery est un titre qui veut faire peur avec ses mascottes inquiétantes et son ambiance malsaine, mais qui provoque surtout plus l’ennui que l’effroi. Une pâtisserie qui avait l’air appétissante en vitrine, mais dont le goût laisse clairement a désirer.