Course contre la montre, tirs de bonbons et quadruplés armés de sucettes géantes : voilà le programme sucré de Candy Rangers. Ce rail shooter au look pastel vous met aux commandes de quatre personnages hauts en couleur – Candy, Menthe, Citron et Prune – qui défendent la ville contre des hordes de bestioles pas très nature. Chaque héros possède un type de tir spécifique, et c’est à vous de jongler entre eux pour nettoyer l’écran avant que le chaos ne s’installe.

Le concept est original : chaque touche ABXY correspond à un personnage. Bonne idée sur le papier… jusqu’à ce qu’on réalise que les couleurs des boutons Xbox ne correspondent pas à celles des personnages. Résultat : le cerveau fond plus vite qu’un chewing-gum au soleil. Heureusement, les options permettent de rétablir un semblant de logique chromatique : une bénédiction pour tous ceux qui connaissent par cœur la manette Xbox.
Le gameplay, lui, repose sur des rails : vos personnages avancent automatiquement, et vous devez viser, tirer, sauter ou parer les projectiles ennemis. LT pour sauter, RT pour dasher, LB pour renvoyer les tirs façon baseball… sur le papier, c’est complet, mais en pratique, ça vire souvent à la pagaille colorée. Entre les ennemis, les effets de tir et les quatre héros qui bougent ensemble, il faut parfois plisser les yeux pour comprendre ce qu’il se passe.

La direction artistique, mignonne au premier regard, fait vite cheap une fois en mouvement. Le cel shading est sommaire, les environnements manquent de variété, et l’ensemble ressemble plus à un dessin animé du dimanche matin qu’à une production soignée. C’est loin d’être moche, mais on sent clairement que le budget a fondu comme une barbe à papa sous la pluie.
Côté musique, c’est entraînant, sucré, et au début on se surprend même à bouger la tête. Mais après quelques niveaux, la boucle sonore devient aussi répétitive qu’un jingle de supermarché. Heureusement, les sons des tirs ajoutent un minimum de punch, histoire de garder l’illusion d’un certain dynamisme.
Le jeu se veut basé sur le scoring : chaque ennemi abattu et chaque combo réussi gonflent votre compteur. Il faut donc aimer rejouer les niveaux pour gratter quelques points supplémentaires. Personnellement, j’ai avancé dans les mondes un peu comme un zombie, sans réel plaisir mais sans non plus avoir envie d’arrêter. Un sentiment d’apathie ludique, en somme.

Les quatre mondes principaux (plus deux bonus) se bouclent sans frustration majeure. C’est du solo pur sucre – pas de coop à l’horizon malgré les apparences. Et si la formule défoule un peu, elle ne parvient jamais à devenir vraiment amusante.
En conclusion, Candy Rangers est un titre défoulant mais qui manque cruellement de fun. On tire, on saute, on fait des points, mais on ne s’amuse jamais vraiment. Un jeu pas mauvais, juste tiède… la moyenne tout juste, comme un bonbon un peu trop mou oublié au fond de la poche.
