Captain Tideborne and the Siren’s Call est un petit jeu de plateforme 2D au charme pixel art rétro, dans lequel on incarne Melissa Tideborne, une pirate obsédée par les sirènes depuis que l’une d’elles l’a sauvée étant enfant. Son but : explorer un donjon englouti rempli de pièges, de créatures tapies et de trésors, tout en gérant son oxygène qui diminue à vue d’œil. Bref, du classique sous-marin avec un soupçon de quête mythique, mais sauce low cost.

Dès les premières minutes, on remarque que le pixel art marin a un certain style : des sprites imposants, des couleurs très bleues et un look 8 bits assez simpliste. L’ensemble a un petit charme rétro, mais reste clairement grossier et répétitif. On a l’impression de nager dans un décor minimaliste qui fait le job sans jamais surprendre.
Le gameplay repose surtout sur la gestion de l’oxygène. Chaque coup de nage, chaque contact avec un ennemi, fait baisser la jauge, et il faut donc avancer vite et éviter les pièges. L’idée est bonne, mais la réalisation pêche : collisions approximatives, ennemis qui vous font traverser le décor ou vous bloquent, et une maniabilité parfois flottante qui ne rend pas la progression très fluide.

Les animations sont ultra limitées et ne donnent que très peu de vie aux niveaux. On nage, on prend des dégâts, et c’est à peu près tout. Même les quelques ennemis semblent en mode « je bouge à peine », ce qui rend l’action assez statique malgré les dangers.
Côté sonore, on est sur du classique midi qui boucle sans fin sur quelques notes. Ça remplit l’espace mais finit par taper un peu sur le système après quelques minutes. Heureusement, le jeu reste court : 25 niveaux, faciles et rapides à enchaîner. Pas de challenge majeur, mais ça peut dépanner si on cherche une petite session rétro sous-marine.

En résumé, Captain Tideborne and the Siren’s Call est un jeu de plateforme low cost et oubliable. D’ailleurs, j’ai déjà oublié que j’y ai joué. On parlait de quoi ? On est où là ?