Bienvenue dans un monde où les voitures ne servent pas à aller chercher le pain, mais à transformer un terrain de foot en zone sinistrée. Carnage, c’est un peu comme si Mario Kart avait décidé de faire un stage chez Mad Max, mais avec des graphismes qui semblent tout droit sortis d’un musée dédié à la Nintendo 64. On conduit, on détruit, on explose… et on se demande pourquoi on a payé pour ça alors qu’on aurait pu jouer gratuitement sur mobile. Mais bon, il y a des Dolorean et des camions chiens, donc on pardonne presque.

Au niveau des graphismes, on est clairement dans le rétro, mais pas le rétro stylé façon « pixel art chic ». Non, ici c’est plutôt « polygonal brut », comme si le jeu avait été conçu par un stagiaire nostalgique des années 90. Les décors sont vides, les menus donnent envie de pleurer et globalement c’est du Minecraft sur roues. Certes, les voitures cultes font sourire (la Dolorean, la Jeep de Jurassic Park, le camion de Dumb and Dumber), mais ça ne suffit pas à masquer le fait qu’on est visuellement coincé dans un épisode perdu de X-Files.

Concernant le gameplay, c’est bourrin, et ça, on aime. Nitro, power-ups, pièges… tout y est pour semer le chaos. Sauf que tourner dans ce jeu, c’est un peu comme essayer de faire un créneau avec un tank sur une patinoire. Les modes sont variés (course, survie, arène), mais après trois parties, on a déjà envie de faire autre chose. Le système de progression façon free-to-play est interminable, et on se demande si les développeurs ont confondu « fun » avec « grind ».

Pour la bande-son, préparez-vous à une expérience musicale digne d’un réveil matin bloqué sur quatre notes. Ça tourne en boucle, ça agace, et ça donne envie de couper le son pour mettre du AC/DC en fond (au moins, ça collerait avec le concept de carnage). Les bruitages font le job, mais rien de mémorable. On est loin des explosions jouissives d’un Burnout ou du groove d’un GTA.
Concernant la durée de vie, elle dépend surtout de votre patience. Si vous aimez débloquer des voitures pendant des heures pour finalement vous rendre compte que la Dolorean ne voyage pas dans le temps, alors vous serez servi. Sinon, après dix minutes, vous comprendrez que ce jeu est parfait pour une pause rapide… ou pour occuper votre neveu pendant que vous regardez Netflix.

En conclusion, Carnage commence comme une promesse excitante : des voitures cultes, des explosions, du fun. Puis, très vite, on réalise que c’est un portage paresseux d’un jeu mobile, idéal pour tuer le temps aux toilettes mais pas pour squatter votre console. Ce n’est pas catastrophique, mais c’est répétitif, pas très ergonomique et surtout pas assez fun pour mériter vos soirées. Bref, retournez sur Mario Kart, au moins là, quand on perd, on rigole.