Test de CarX Street – Besoin de vitesse ?

Sunset City vous tend les bras, ses néons clignotent et ses parkings n’attendent que vos dérapages contrôlés pour prendre vie. Après nous avoir offert CarX Drift Racing Online, qui donnait envie de repeindre ses pneus en fumée, les développeurs reviennent avec CarX Street, un monde ouvert où l’odeur de l’asphalte brûlé est une promesse de liberté. À la clé : du drift, du sprint, de la customisation et, surtout, une bonne dose de fun.

D’entrée de jeu, précisons que ce n’est pas un AAA. Les graphismes, bien qu’honnêtes, ne rivalisent pas avec un Forza Horizon sous stéroïdes ou un The Crew boosté au Ray Tracing. Mais ça reste propre, fluide, et largement assez joli pour ne pas vous faire saigner des yeux. C’est même parfois plus agréable que certains concurrents qui ont voulu trop en faire (coucou TDU Solar Crown et son lancement façon tôle froissée). Bref, CarX Street fait le taf visuellement, et c’est déjà une bonne surprise.

Côté ambiance, c’est un joli mélange entre Need for Speed Underground pour l’énergie “courses de nuit”, et Midnight Club Los Angeles pour l’esprit rebelle. La bande-son tape juste : pas de tubes ultra connus, mais une playlist efficace qui donne envie d’enchaîner les sprints à fond de sixième. Et quand vous balancez votre voiture dans un virage avec un gros drift fumant, le combo musique + moteur qui hurle vous fait presque oublier que vous êtes sur votre canapé.

Le garage ? Un vrai terrain de jeu. Pas de licences officielles, certes, mais chaque modèle est une imitation à peine déguisée des voitures qu’on adore : Porsche, Mazda MX-5, Nissan Skyline… elles sont toutes là, sous un pseudo qui fait sourire. La customisation est plutôt généreuse, que ce soit l’esthétique (jantes, ailerons, peinture) ou la mécanique (turbo, suspension, boîte de vitesse). Vous pouvez vraiment transformer votre caisse en bête de drift ou en bolide de sprint selon vos envies.

Manette en main, la conduite est agréablement arcade, sans tomber dans le n’importe quoi. Les drifts partent bien, on sent le poids des voitures, et le réglage des suspensions change vraiment leur comportement. Un peu comme dans Forza Horizon… en version light. Petit bémol : ici, pas de fonction rewind, donc la moindre erreur se paie cash. Un trottoir pris de travers et vous pouvez dire adieu à la victoire. Heureusement, on peut régler la difficulté ou limiter le trafic pour éviter de transformer chaque course en session de rage.

La map de Sunset City, justement, est une vraie réussite. Elle offre un mix bien dosé entre routes de montagne pour les puristes du drift, longs tronçons d’autoroute pour envoyer la nitro à fond, et ruelles sinueuses avec raccourcis pour les courses urbaines. On y trouve des collectibles, des zones d’exploration et assez de variété pour ne pas avoir l’impression de tourner en rond. Certes, on est un peu plus cloisonné que dans un Forza Horizon ou un The Crew (bonjour les haies en béton armé), mais une fois qu’on a pigé où passer, ça roule tout seul.

Et niveau contenu ? Là encore, ça sent le sérieux. La carrière solo est longue sans être frustrante : chaque club impose sa classe de voiture, on affronte des boss, on débloque des véhicules… Un système classique, mais addictif. Ajoutez à ça le multi en ligne (sans connexion obligatoire en solo, ouf) et vous obtenez une durée de vie qui donne envie d’y retourner encore et encore.

Après un CarX Drift Racing Online que j’avais trouvé très sympa mais un poil répétitif, CarX Street transforme clairement l’essai. Pour moins de 30 euros, on a un contenu riche, une map soignée, une conduite grisante et, surtout, un plaisir de jeu qui accroche sévère. Chaque session finit par un “allez, encore une petite course” qui se transforme en deux heures de jeu. Oui, c’est en dessous des mastodontes du genre sur le plan technique, mais c’est hyper solide et je vous conseille sans hésiter de l’acheter et d’y jouer. Sunset City n’attend que vos pneus pour hurler.