Test de Chicken Run: Commandodu – C’est du poulet !

Chicken Run: Commandodu reprend le principe du film original: des poulets en cavale, du bricolage improbable et suffisamment de situations périlleuses pour remplir un manuel complet sur l’art de perdre ses plumes. Cette fois, on retrouve Molly, Rocky, Frizzle et toute la joyeuse bande dans une aventure en vue de dessus façon infiltration façon Commandos. L’idée est simple: traverser cinq fermes remplies de pièges, de caméras, de gardes pas très futés mais assez motivés pour te renvoyer d’où tu viens, et surtout affronter une armée de poulets maléfiques qui ont dû tomber dans un sac entier de graines OGM. On se faufile, on détourne l’attention, on déclenche des explosions qui sentent bon la catastrophe annoncée… bref, c’est Chicken Run version Solid Snake qui a des plumes.

Commandos avec des poulets

Dès les premières minutes, on sent que les développeurs ont compris l’essence du matériau de base: l’humour. C’est omniprésent, jamais lourd, et ça colle parfaitement à l’univers. Les répliques s’enchaînent avec un ton qui rappelle le film, le doublage anglais fait le job et la traduction française suit très bien, ce qui évite les moments gênants du genre « poulet en détresse version Google Trad ». Ça donne un jeu qui respire la bonne humeur même quand on est à deux pas d’une caméra qui attend juste l’occasion de te dénoncer.

Faut se cacher

Côté ambiance sonore, c’est plutôt réussi. La bande son est dynamique sans devenir fatigante, les bruitages sont pile dans l’esprit cartoon, et l’ensemble donne cette petite saveur de film d’animation où tout semble à la fois dangereux et rigolo. Ça accompagne très bien les missions, surtout quand on doit improviser une infiltration digne d’un espion… mais avec une crête.

Visuellement, le jeu joue clairement la carte du clin d’œil. Les couleurs pètent bien, l’ambiance est fidèle au film et les animations un peu saccadées des cinématiques rappellent intelligemment la pâte à modeler d’origine. Par contre, ça manque parfois de netteté, un peu comme si la caméra avait été frottée avec un bout de paille. Rien de dramatique, mais ça donne un style plus mignon que précis.

Des niveaux variés

En termes de contenu, Chicken Run: Commandodu ne fait pas semblant. Il y a une vraie variété de missions, des compétences à débloquer, des personnages à améliorer et même un petit magasin pour acheter des bonus qui sauvent la mise quand on enchaîne les bourdes. L’évolution est suffisamment rythmée pour garder l’envie d’avancer, et chaque nouveau perso apporte une petite subtilité qui change la manière d’aborder les niveaux.

On va se faire carotter!

Le gameplay fonctionne bien tant qu’on prend le temps de comprendre les particularités de l’équipe. Chaque poulet a son utilité, comme dans un bon vieux jeu d’infiltration tactique, et louper une capacité peut te transformer instantanément en brochette vivante. Mais une fois la logique assimilée, ça se contrôle bien, c’est malin, et les situations sont assez variées pour éviter la lassitude.

Au final, Chicken Run: Commandodu est un jeu plus intéressant qu’il n’y parait et cela change des jeux de plateforme 3D sur les licences de film d’animation.