Test de Chico’s Delivery – Ola Chico !

Votre nouvelle obsession culinaire ne se trouve pas sur Uber Eats mais bien sur un plateau quadrillé où un pigeon hyperactif livre des pizzas comme s’il avait rusher Fast & Furious. Chico’s Delivery vous propulse dans un monde où la mozzarella devient une question de stratégie vitale et chaque glissade se transforme en casse-tête. Ici, pas de freestyle : vous partez dans une direction et vous assumez jusqu’au mur le plus proche, un peu comme quand vous ouvrez Twitter à 2h du matin. Résultat, chaque niveau devient une petite énigme addictive où livrer une pizza tient presque du braquage organisé.

Du côté du gameplay, le jeu mise tout sur une idée simple mais efficace : se déplacer uniquement dans les quatre directions cardinales tout en utilisant les éléments du décor pour changer de trajectoire. Sur le papier, ça paraît aussi basique qu’un tuto de Tetris, mais en pratique, ça fonctionne étonnamment bien. On se surprend à planifier ses déplacements comme un joueur d’échecs sous caféine, sauf qu’ici, la reine est remplacée par une pizza pepperoni. Le personnage répond au doigt et à l’œil et se déplace rapidement, ce qui rend le tout agréable à jouer, même si parfois on se plante lamentablement… et on recommence. Encore. Et encore. Oui, le fameux « juste un dernier niveau » qui finit à une heure indécente.

Concernant les graphismes, on ne va pas se mentir : c’est du pixel art 2D très générique qui donne l’impression d’avoir déjà vu ça dans quinze autres jeux indé du catalogue. Rien de honteux, mais rien de marquant non plus. On est clairement sur du recyclage visuel façon buffet à volonté, où tout se ressemble un peu. Cela dit, le charme opère malgré tout grâce à une direction artistique simple et lisible, ce qui reste important pour ce type de puzzle. Disons que ce n’est pas Ratchet & Clank, mais ce n’est pas non plus un PowerPoint de 2007.

Pour la bande-son, le constat est rapide : elle est là, elle tourne… et elle s’oublie aussitôt. Les musiques font le job sans jamais vraiment marquer les esprits. On est loin d’un thème iconique qui vous reste en tête comme celui de Mario ou même d’un gimmick sonore mémorable. Ici, c’est un peu comme la musique d’attente d’un service client : ça passe, mais on n’appelle pas pour l’écouter.

Concernant la durée de vie, le jeu joue une carte assez particulière puisqu’il est possible de débloquer les 2000G en un temps record. Oui, vous avez bien lu : quelques minutes suffisent si vous savez où aller. Autant dire que les chasseurs de succès vont adorer, mais que ceux qui cherchent un défi prolongé risquent d’être un peu sur leur faim. Heureusement, le plaisir immédiat et répétitif compense légèrement ce manque de longévité.

Au final, Chico’s Delivery, c’est un peu comme une pizza surgelée à 3 euros : ce n’est pas la meilleure du marché, mais sur le moment, ça fait largement le taf et on y retourne sans trop réfléchir. Un petit jeu de réflexion efficace, sans prétention, qui manque clairement de personnalité mais qui sait se rendre addictif. Et parfois, c’est tout ce qu’on lui demande.