Test de Chippy´s Stash – Ou comment perdre la boule pour une histoire de glands.

L’hiver approche, la forêt frémit, et Chippy, l’écureuil le plus prévoyant depuis Scrat de L’Age de Glace, doit planquer ses noisettes. Dans Chippy’s Stash, un jeu de puzzle en vue de dessus tout droit sorti de l’école Sokoban, vous devrez déplacer des noisettes jusqu’à leur tanière boisée. Mais attention, la nature est pleine de surprises : flaques de boue glissantes, téléporteurs improbables et level design de plus en plus retors vous attendent sur 40 niveaux répartis sur les trois saisons les moins enneigées du calendrier.

Les animations sont nazes je vous préviens

Dès les premières minutes, on comprend où on a mis la patte : un concept vu et revu, mais cette fois-ci en version « écureuil motivé ». Les mécaniques sont simples à appréhender : pousser, éviter les pièges, réfléchir un peu (beaucoup), recommencer souvent. Les premières énigmes du printemps déroulent les bases avec une lenteur mielleuse, l’été tente de pimenter les choses avec quelques ajouts comme les tuiles glissantes ou les fameuses téléportations sorties du chapeau, et l’automne… l’automne, c’est l’instant où l’on regrette de ne pas avoir hiberné avant.

Je saute dans le caca ?

Le gameplay, s’il reste techniquement fonctionnel, souffre d’un gros défaut de rythme. Chippy se déplace case par case avec la grâce d’un escargot sous sédatif, ce qui rend rapidement frustrants les aller-retours sur les puzzles les plus complexes. On rêve qu’il puisse bondir comme dans une pub pour noisettes grillées, mais non, il reste au sol, fidèle au poste, lentement mais sûrement.

Graphiquement, le jeu fait dans le strict minimum syndical. C’est coloré, lisible, mais sans âme ni folie visuelle. Les animations sont anecdotiques, et la bande-son, bouclée sur trois accords et demi, s’use plus vite qu’un gland sur de la rocaille. Niveau charisme, Chippy est mignon mais oublié sitôt la console éteinte.

Tout ça pour ranger des glands

Côté contenu, les 40 niveaux promettent une progression en difficulté honnête, mais on reste dans du déjà-vu (et déjà-joué, et déjà oublié). Chaque saison essaie de rajouter une couche de complexité, sans jamais vraiment surprendre. Même les téléporteurs, censés ouvrir le gameplay, finissent par agacer plus qu’autre chose.

Alors pourquoi persister à jouer ? Un seul mot : succès. Les 2000G s’obtiennent rapidement et sans trop de résistance pour ceux qui ont la patience de supporter les casse-têtes automnaux. Pour les chasseurs de score facile, c’est une aubaine. Pour les autres ? Une noix de plus dans la pile des jeux oubliables.

Au moins j’aurai boosté mes G

En conclusion, Chippy’s Stash n’est ni charmant, ni original, ni franchement amusant. On a plutôt l’impression d’un clone généré en série par une IA nourrie à l’open source et à la lassitude créative. Un petit jeu sans ambition qui finira enterré… comme les noisettes de Chippy, mais sans qu’on ait envie d’aller les déterrer.