Christmas Mutilator joue la carte du slasher hivernal bien crade, avec une ambiance directement sortie des films d’horreur des années 80. Direction un chalet isolé, perdu sous la neige, pour passer Noël en famille. Vous incarnez Amelia, venue profiter des fêtes avec son mari Adam et leurs enfants. Evidemment, rien ne va se passer comme prévu. Un maniaque commence a rôder autour du chalet, l’ambiance se refroidit plus vite que la dinde oubliée dehors et les vacances virent rapidement au cauchemar sanglant.

Sur le papier, l’idée est classique mais efficace. Dans les faits, Christmas Mutilator donne surtout l’impression d’avoir été déterré d’un vieux carton moisi. Visuellement, c’est moche. Très moche. Avec ou sans filtre CRT, le résultat pique les yeux. L’effet VHS est tellement poussé qu’on a l’impression de regarder une cassette rincée, celle qui traînait dans le magnétoscope planqué du daron quand il matait des films de boules en cachette. Ce n’est pas rétro, c’est juste agressif.

Techniquement, le jeu est a la ramasse. Ca bugge, ça tremble, ça grince. Les animations sont ridicules et les visages font passer GoldenEye sur N64 pour une vitrine de motion capture. Chaque déplacement rappelle que le moteur est a bout de souffle et que le polish a clairement été oublié sous le sapin.

Le rythme n’aide pas non plus. Le jeu est lent a démarrer, peine a installer son ambiance et balance ses défauts a la figure avant même d’avoir réussi a accrocher le joueur. Difficile de rentrer dans l’histoire quand on lutte déjà contre la technique et une mise en scène poussive.
Une fois lancé, Christmas Mutilator reste ce qu’il promet être, un slasher pur jus. Un tueur veut votre peau et il faut survivre. C’est sanglant, il y a du rouge qui tache un peu partout, mais comme tout est visuellement raté, l’impact retombe a plat. On voit surtout une bouillie rougeâtre plus qu’une vraie tension horrifique.

La bande son, sans être mémorable, s’en sort presque avec les honneurs. Elle fait le boulot, installe vaguement une atmosphère et, paradoxalement, devient l’un des éléments les moins ratés du jeu. C’est dire le niveau général.
En conclusion, Christmas Mutilator est la mauvaise blague de Noël, ce n’est clairement pas le Père Noël qui l’a déposé sous le sapin, mais plutôt le Père Fouettard avec un grand sourire sadique.
