Région parisienne, début Juillet 2025. Les saveurs de l’été sont déjà là, avec ses melons, ses pastèques, ses abricots juteux… mais ici, nous sommes dans une salle d’attente de dentiste et Riggs souffre le martyre. Pu***, je ne peux plus écrire mais 32 tests par jour à cause de la douleur ! Heureusement que j’ai filé ce test à l’autre vieux débile en espadrilles ! Rien qu’à lire : “la bête du Gévaudan”… ça me lance. Chronicles of the Wolf a l’air d’être sombre et de puer le renfermé ! Tout comme Jingo, en plus c’est un metroidvania, il va kiffer ce con !

Shinji Mikami Games, nous propose un Metroidvania dans la plus pure tradition des Castlevania. Vous incarnez Mateo Lombardo, le dernier apprenti de l’ordre de la croix qui va se voir confier la mission de délivrer le pays du joug de la bête qui terrorise les habitants. Cette bête, nous la connaissons tous ! Elle fait partie des mythes et légendes de la France : La bête du Gévaudan.


1764, première apparition de la bête qui fit plusieurs victimes dans le Gévaudan, la Lozère actuelle. Des hommes rapportèrent avoir vu, un loup, un animal énorme responsable d’atrocités. Évidemment, la littérature s’inspirant de ces faits réels divergea vers la lycanthropie, le mythe du loup-garou et aujourd’hui encore, il suinte sur les productions actuelles telles que le cinéma ou dans le cas présent le jeu vidéo.

Mais revenons à nos moutons, enfin à nos loups, Chronicles of the Wolf nous transporte dans un metroidvania qui sent bon la boule à mites ou à mythes. Une esthétique proche de Castlevania 1, qui date quand même de 1986 boosté aux hormones de la Megadrive mais pas de la Super Nintendo. Faut quand même pas pousser ! Raide comme la justice, voila ce qui m’est venu à la première prise en main. Mateo Lombardo a beau avoir 39 ans de plus que Simon Belmont, il a gardé le même balai dans le fion.

Vous trouverez dans Chronicles of the Wolf, tous les poncifs du genre. La carte à la SOTN, les murs qui cachent des trésors ou des pièces cachées, les pouvoirs à glaner pour ouvrir des nouveaux passages, le système d’expérience pour gagner en niveau…

Mais que c’est poussif. On a envie que Mateo Lonbardo prenne sa carte à la LFI et le faire élire député pour qu’il achète des substances illicites et qu’il soit un peu plus speed, plus souple dans les moments d’action. Mention quand même honorable aux pouvoirs qui sont assez nombreux et l’utilisation des fantômes qui agissent comme de la magie qui sont sympatoche.


Chronicles of the Wolf apporte un peu de variété avec l’utilisation d’énigmes, mais qui ne vont guère plus loin qu’un Capcom de RE1. Il faut avoir moins de 20 de QI pour ne pas voir où le jeu veut nous amener. Les différentes énigmes et la trame, vous permettent tout de même d’avoir plusieurs fins disponibles, ce qui est toujours appréciable pour la rejouabilité d’un titre. En aurez-vous envie pour autant ?

Le seul élément qui vous fera vous sentir en 2025 dans Chronicles of the Wolf ce sont les voix digitalisées, certaines illustrations et la musique qui sortent un peu du tronc commun. Par contre, je veux que quelqu’un se dénonce ! Qui a eu l’idée stupide de mettre la carte sur le bouton LB et l’inventaire sur la touche RB ? Qui ? Qu’on le brûle au bûcher ! Alors que la touche Menu et Start ne sont pas utilisées ? Qui ? Heureusement que c’est paramétrable dans le menu Options.



Malgré sa rigidité, les commandes répondent bien. Un bouton d’attaque, vers le haut pour l’arme secondaire, Un bouton pour les esprits et un bouton de pouvoir. Du classique.
Je vais atténuer mon propos. Après, je vais encore subir les foudres de mon rédacteur en chef qui va me dire : “Jingo, t’es un vieil aigri ! Y a plus rien qui te botte ». Le jeu a malgré tout un côté de reviens y. Vous avez envie d’avancer comme dans un bon Metroidvania. Par conséquent, ce n’est pas un mauvais jeu, vu qu’il arrive à me tenir éveillé, à me pousser à voir par delà les apparences et anéantir la bête.


Un jeu daté ou old school, tout juste dans la moyenne qui ne casse pas 3 pattes à la bête. Adepte du mythe et amoureux de metroidvania semble être de rigueur pour ce Chronicles of the Wolf sinon il stagnera dans les marais sans fond du metroidvania. Rien ne le fait sortir du lot, peut-être la Lozère.

