Citadelum, c’est comme si on avait fouillé dans mes souvenirs d’enfance pour recréer Pharaoh, mais en pleine Rome antique, avec une échelle plus ambitieuse et des dieux qui te rappellent à l’ordre si tu les oublies.

J’ai des heures et des heures sur Pharaoh petit, à tracer des routes droites comme des i, placer mes fermes en quinconce pour que les porteurs ne se marchent pas dessus, et observer ma ville nilotique bourdonner de vie jusqu’à devenir une métropole impeccable. Citadelum m’a ramené direct là-dedans : je pose mon premier forum au milieu d’un terrain vague, j’aligne des maisons pour les plébéiens, j’enclenche les puits et les boulangeries, les fermes pour les faire travailler et manger… et hop, le plaisir pur d’organiser monte en flèche. Voir les façades s’embellir dès que j’ajoute des jardins ou un thermes entre deux blocs, c’est exactement cette satisfaction maniaque dont j’avais besoin ces derniers jours.

Ce que j’adore, c’est ce zoom qui te colle au sol : je scrute les intérieurs animés, les artisans qui s’activent, les gamins qui courent dans les ruelles que j’ai tracées moi-même. Organiser sa citadelle devient une drogue. Je passe des minutes à peaufiner l’espacement des monuments pour booster la désirabilité, à rerouter les aqueducs pour que l’eau file partout sans bouchon, et à densifier les quartiers patriciens jusqu’à ce qu’ils brillent de temples. C’est contemplatif, stratégique, et ça gratte cette envie de tout aligner parfaitement, comme si ma manette était une règle antique.

Mais Citadelum va plus loin que mes vieux souvenirs de Pharaoh. Sur la carte du monde, j’envoie des légions explorer, ouvrir des routes de commerce, ramasser des artefacts pour apaiser les dieux, parce que oui, ces messieurs du Panthéon descendent littéralement si tu les snobes. Jupiter qui foudroie mes entrepôts parce que j’ai zappé ses fêtes ? Vénus qui sabote mes récoltes ? Ça ajoute une tension géniale, qui force à équilibrer temples, offrandes et expansion militaire sans se faire laminer par les barbares aux frontières.

Le plaisir d’organiser culmine dans ces moments où tout clique : une province entière qui prospère, des impôts qui rentrent, des légions qui repoussent l’envahisseur pendant que mes dieux sourient depuis l’Olympe. C’est plus vaste, plus imprévisible que Pharaoh, avec cette couche divine de 4X qui te donne l’impression de bâtir un empire vivant, pas juste une jolie ville.

Bien-sûr, l’ergonomie à la manette demande une petite phase d’adaptation. Je regrette néanmoins que Citadelum ne soit pas « Play Anywhere » tant j’aurais adoré y jouer sur PC. Bien sûr, le jeu demande de jongler : les besoins des patriciens explosent vite et les dieux capricieux peuvent tout casser en deux clics. Mais franchement, ces petites galères rendent les victoires encore plus savoureuses. C’est donc naturellement que Citadelum devient mon nouveau Pharaoh pour mon moi adulte, emprunt de nostalgie pure de mon enfance avec un plaisir d’organiser infini. J’ai adoré et je vais retourner peaufiner mon empire romain qui pulse sous mes ordres. Si tu as aimé les vieux city-builders, fonce, tu vas y passer des week-ends entiers.