Dans Claim the Forest, on troque l’inventaire de Resident Evil pour un Tetris forestier où deux espèces improbables s’affrontent : les loups belliqueux et les capybaras placides. Le principe ? Remplir une grille avec des pièces représentant des animaux ou des éléments de décor (troncs, buissons, cailloux), en évitant surtout de coller un loup et un capybara côte à côte sous peine de provoquer une petite baston. Pas de sang, juste un coup d’effaceur magique : votre dernier coup disparaît. L’idée est de jongler entre placement stratégique et gestion d’espace, tout en essayant de décrocher des étoiles bonus grâce à des objectifs secondaires.

Sur le papier, ça a un charme : organiser une clairière façon puzzle-game, ça pourrait être mignon. Et effectivement, placer une fleur ou un buisson pour servir de médiateur entre un loup et un capybara a un petit côté « cours de gestion de conflits pour animaux ». Mais au bout de quelques niveaux, l’impression de déjà-vu frappe comme un tronc mal rangé. On est encore devant un énième jeu de rangement signé Afil Games, comme Legends Aligned: Minis in Conflict par exemple, avec son interface en cases et ses mécaniques de placement répétitives.

Côté gameplay, rien de révolutionnaire : on tourne, on ajuste, on essaye de faire rentrer la pièce sans déclencher une bagarre. Le curseur, lui, n’est pas des plus précis, ce qui rend parfois le placement plus laborieux que prévu. Mais soyons honnêtes : vu la lenteur et la simplicité des puzzles, on ne stresse pas vraiment.
Graphiquement, c’est du basique de chez basique : les animaux ressemblent plus à des autocollants qu’à des créatures vivantes, et l’ensemble manque cruellement de personnalité. Aucune magie forestière ici, juste un habillage low cost.

La bande-son, quant à elle, tourne en boucle sans se renouveler, comme un vieux baladeur coincé sur une cassette unique. On décroche rapidement et on finit par couper le son pour préserver sa santé mentale. La progression est linéaire avec ses 30 niveaux, sans surprise. Le seul vrai carburant, c’est la chasse aux 2000G faciles, puisque le jeu n’oppose que peu de résistance et déroule son contenu sans accroc.
Bref, difficile d’avoir un coup de cœur pour Claim the Forest, surtout qu’il recycle encore et encore la même recette de rangement vaguement thématique. Cette fois, il faut gérer le conflit entre deux espèces d’animaux, ok, mais cela ne le rend pas plus intéressant pour autant.
