Test de Clean Up Earth – Aspiration maximale

Les jeux de simulation relaxants se sont taillé une place bien particulière ces dernières années, en misant davantage sur le bien‑être du joueur que sur la performance ou la compétition (Coucou PowerWash Simulator). Dans cette veine, Clean Up Earth propose une expérience atypique, centrée sur une idée simple : nettoyer des environnements ravagés par la pollution dans le temps et observer la nature reprendre vie, lentement mais visiblement.

Du travail, encore du travail !

La direction artistique mise sur des paysages inspirés de lieux réels, volontairement contrastés entre zones souillées et espaces restaurés. Le jeu mise sur une DA simple, mais privilégie surtout une lisibilité claire et une palette de couleurs apaisante. À mesure que les déchets disparaissent, la végétation revient, la faune réapparaît et les décors se transforment sous les yeux du joueur, offrant une gratification visuelle immédiate. L’ambiance sonore, douce et discrète, accompagne parfaitement cette progression, renforçant le côté méditatif de l’expérience sans jamais devenir envahissante.

L’Everest, mais sans la neige

Côté gameplay, Clean Up Earth repose sur des mécaniques volontairement simples et accessibles. Armé du Terra Cleaner, un outil modulable servant à aspirer, recycler et restaurer, le joueur parcourt de vastes zones à nettoyer intégralement. Chaque action a un impact direct sur l’environnement, et la progression se fait sans pression de temps ni échec réel. Le jeu peut se pratiquer en solo ou en coopération, ce qui accentue encore son aspect convivial. La boucle de gameplay rappelle les simulateurs de nettoyage récents : répétitive sur le papier, mais étonnamment satisfaisante une fois plongé dedans.

Un petit coté Team Fortress 2 dans le design

Cependant, cette approche montre aussi ses limites. Le manque de variété dans les actions finit par se faire sentir sur les longues sessions, malgré la diversité des environnements. Les objectifs restent globalement les mêmes d’une zone à l’autre, et l’absence de véritable défi pourra laisser les joueurs en quête de complexité sur leur faim. Techniquement, le jeu reste correct sans briller : quelques rigidités dans les animations et une interface parfois un peu lourde rappellent qu’il s’agit avant tout d’un projet modeste dans ses ambitions ludiques.

Sacré aspirateur

Clean Up Earth est avant tout une expérience apaisante et engagée, pensée pour ralentir le rythme et proposer une alternative aux jeux d’action frénétiques. Son message écologique, omniprésent mais jamais moralisateur, donne du sens à chaque action effectuée. S’il ne renouvelle pas le genre et peut paraître très répétitif à la longue, le jeu assume pleinement son rôle : offrir un moment de détente utile. Un titre imparfait, redondant, mais sincère, qui trouvera son public auprès des fans de simulation.