Sous ses airs mignons et ses cookies souriants, Cookie’s Trails nous embarque dans un monde post apocalyptique où un hamster survivant tente de rejoindre un camp sans se faire grignoter par des zombies. Le concept est simple : des tuiles hexagonales à faire pivoter et repositionner afin de tracer un chemin parfait. Sur la route, on ramasse des battes de baseball pour calmer les morts vivants et des trousses de secours pour soigner les bobos. Le tout se déroule sur 30 niveaux faits main, avec une difficulté qui monte gentiment en puissance.

Manette en main, on comprend très vite où on met les pieds. Cookie’s Trails repose entièrement sur la réflexion pure, sans place pour l’improvisation. Chaque tuile doit être utilisée, chaque obstacle anticipé. Le hamster avance tout seul une fois le parcours validé, et vous ne faites que regarder si votre plan fonctionne ou s’effondre lamentablement après deux cases. C’est méthodique, parfois satisfaisant, souvent très prévisible.
Le gameplay est un copié conforme de ce que l’on a déjà vu mille fois. On pivote, on replace, on teste, on recommence. Les zombies bloquent la route, les battes servent à les éliminer, les trousses soignent uniquement à des endroits précis. Rien de surprenant, rien de vraiment nouveau. Même les mécaniques censées renouveler l’expérience donnent surtout l’impression d’avoir déjà été mâchées, digérées et recrachées.

Visuellement, le jeu joue la carte du charme sucré dans un décor pourtant censé être apocalyptique. Le hamster, qui ressemble davantage à un rat sous amphétamines, fait du skate et tabasse des zombies à la batte, ce qui prête parfois à sourire. Les graphismes sont propres, colorés, mais manquent clairement de personnalité. Ça fait le job, sans jamais provoquer le moindre effet wahou.
Côté ambiance sonore, c’est discret au point de devenir transparent. La musique accompagne gentiment la réflexion sans jamais marquer les esprits. Les bruitages sont fonctionnels, sans éclat particulier. On est loin d’une ambiance mémorable, mais au moins ça ne tape pas sur les nerfs.La difficulté, elle, est bien dosée pour les amateurs de puzzles. Chaque niveau n’admet qu’une seule vraie solution, ce qui peut vite devenir frustrant. En revanche, les chasseurs de succès seront ravis : le 2000G tombe sans trop forcer, à condition d’aimer aligner des tuiles pendant quelques heures sans sourciller.

En conclusion, Cookie’s Trails est encore une fois, pour ne pas changer, un puzzle game où on pivote des tuiles pour que notre personnage atteigne la fin du niveau. Vous en avez marre ? Bah moi aussi.