Test de Curse Rounds – Tirer dans la pénombre

Dans Curse Rounds, oubliez la délicatesse : ici, on enchaîne des vagues d’ennemis à coups de balles et de dash, tout en s’empilant des malédictions comme on collectionne les factures à la fin du mois. Le principe est simple : survivre le plus longtemps possible dans un monde tout en noir et blanc, avec plus de 60 cartes qui modifient les parties et garantissent que deux runs ne se ressemblent jamais.

Des animations (et un bestiaire) réussies

Graphiquement, le jeu joue la carte du dépouillement total : fond noir, éléments blancs, pas de gris au milieu. Le résultat donne une ambiance un peu cartoon, avec des animations étonnamment fluides. Les ennemis gigotent bien, votre personnage aussi, et ça bouge comme dans un petit dessin animé. Sur le papier, ça claque. Mais en pratique, ça devient rapidement le chaos : difficile de distinguer un power-up d’un projectile, et parfois même votre propre avatar se fond dans le décor. Dans un shoot frénétique, c’est un peu comme jouer à cache-cache avec soi-même.

Où est Charlie?

Côté gameplay, rien de compliqué : une gâchette pour tirer, une autre pour dasher, et on vise au stick droit. Pas de tir automatique, donc on active les deux mains en permanence – ça muscle les pouces, mais ça peut aussi lasser. Les rounds s’enchaînent vite, et à chaque fin de niveau, on choisit une carte qui ajoute soit un bonus, soit un malus, histoire de pimenter la partie. Là-dessus, ça fonctionne bien : on a toujours envie de voir si le prochain choix va nous sauver la mise ou précipiter notre mort.

Le choix !

Le souci, c’est que sous ce vernis nerveux, Curse Rounds reste ultra-classique. On pense aux clones de Vampire Survivors, mais avec un peu plus d’implication dans le tir. Ça fait le job, mais sans vraie étincelle. La bande-son, quant à elle, passe en arrière-plan sans jamais marquer. On ne déteste pas, mais on n’en garde pas le moindre souvenir.

Clonage en vue

En bref, Curse Rounds est le genre de jeu qui attire par son style radical et ses animations sympas, mais qui perd des points sur un détail pourtant vital : la lisibilité. Quand on ne sait plus ce qu’on touche ou qui on vise, le fun s’évapore un peu, même si le cœur du gameplay est solide. Correct, oui, mais pas indispensable.