Test de Dead of Darkness – Super Resident Evil

Dead of Darkness, c’est un peu comme si Capcom avait eu une lubie en 1995 : « Tiens, et si on faisait Resident Evil… mais sur Super Nintendo ? » Voilà, vous prenez des pixels bien propres, une ambiance des années 80/90, un détective privé en quête de réponses sur une île où tout le monde semble avoir avalé un dictionnaire de comportements suspects, et boum : bienvenue sur Velvet Island. Au programme : horreurs, mystères et inventaire à gérer comme si votre vie en dépendait (spoiler : c’est le cas).

STARRSSSSS

La première bonne surprise, c’est l’ambiance. L’île Velvet transpire la crasse et les secrets à chaque écran, et même si la vue du dessus fait old school, on sent qu’il y a eu du boulot derrière : décors détaillés, personnages expressifs et ces illustrations HD qui viennent parfois rappeler que le jeu ne se limite pas à ses pixels. On est clairement dans un trip rétro, mais un rétro assumé et bien maîtrisé.

Vive le pompe !

Côté personnages, il y a du monde ! Miles, le héros, est épaulé par Olivia, et on croise une ribambelle de PNJ qui ne sont pas juste des figurants. Cerise sur le gâteau : tout le monde est doublé. Oui, vous avez bien lu : voix anglaises de qualité, avec un jeu d’acteur étonnamment bon pour ce type de production. Et en plus, le tout est sous-titré en français. Franchement, c’est presque perturbant d’avoir des dialogues doublés crédibles dans un jeu en pixel art.

Des vacances sympas!

Le gameplay, quant à lui, va chercher dans le manuel du parfait petit Resident Evil : déplacements un peu raides, système de tir volontairement rigide (comme un bon gars de S.T.A.R.S.), inventaire à cases limitées, sauvegardes manuelles et quelques énigmes bien senties. Bref, on avance prudemment, on fouille, on gère ses balles comme si elles coûtaient un bras et on serre les fesses dans les couloirs étroits.

Pas une gueule de porte-bonheur

Et ça fonctionne ! L’histoire accroche, la progression est bien rythmée, et la durée de vie – autour d’une quinzaine d’heures – a de quoi occuper sans que ça devienne un tunnel sans fin. La difficulté est présente, mais des niveaux de challenge bien pensés permettent de choisir son poison.

Côté son, les musiques installent parfaitement l’ambiance et les bruitages font le job, mais encore une fois, ce sont les doublages qui volent la vedette. Je ne m’attendais pas à ça dans un jeu de ce type et, honnêtement, ça fait la différence.

Haut les mains !

Dead of Darkness est donc une bonne surprise : une sorte de Resident Evil 16 bits qui réussit son mélange entre pixel art, atmosphère cradingue et tension permanente. Comme quoi, on aurait pu faire un bon Resident Evil sur consoles 16 bits.