Test de Death Relives – Et paf, Aztèques !

Dans Death Relives, vous incarnez Adrian, un ado lambda qui pensait fêter son diplôme tranquillou, mais qui finit par se retrouver poursuivi par Xipe Totec, un dieu aztèque sacrificateur en chef. Ambiance : plus de sueurs froides que dans un oral de philo, et un mélange de survival horror et de walking simulator où il faut courir, se planquer et prier que la divinité n’ait pas envie de vous transformer en amuse-bouche.

Il ne va pas manquer de jus

Visuellement, ça fait le job sans décrocher la mâchoire. Les décors sont corrects, l’ambiance fonctionne, mais attention aux chutes de framerate qui viennent gâcher la fête. Techniquement donc, c’est « pas mal », mais on sent que le moteur tousse dès que l’action monte en intensité.

Va falloir fouiller

Côté gameplay, c’est très Outlast-like : cache-cache avec le grand vilain, QTE pour calmer votre petit cœur qui bat trop fort, et quelques énigmes disséminées ici et là. Originalité du menu : vous avez une arme qui permet d’envoyer Xipe Totec au purgatoire le temps d’un café, ainsi qu’un voile pour se la jouer furtif. Bonne idée, mais au final, le jeu abuse un peu trop des séquences de cache-cache, ce qui casse le rythme. À force, on passe plus de temps dans les placards que dans le scénario.

Petit moment « paysage »

L’histoire justement, parlons-en. Entre le mythe aztèque, les révélations familiales et les dieux qui veulent vos entrailles, ça part dans tous les sens. On a l’impression que le jeu veut nous donner un cours accéléré de mythologie aztèque en pleine course-poursuite. Résultat : c’est intéressant sur le papier, mais assez bordélique à suivre, et ça finit par plomber l’immersion.

Vive les QTE

La bande-son rattrape pas mal les choses. Musiques dans le ton, bruitages qui font leur petit effet frisson, et un doublage anglais honnête. Rien d’inoubliable, mais ça colle à l’ambiance et ça participe au stress permanent. Petite bizarrerie ergonomique : appuyer sur le stick gauche sert à se retourner rapidement au lieu de courir. Pas dramatique, mais assez perturbant quand on a les réflexes d’autres jeux du genre. Une fois assimilé, le gameplay reste globalement accessible. Enfin, la durée de vie ne surprendra personne : en 3-4 heures, on boucle l’aventure si on maîtrise les cachettes et les QTE. Disons que c’est plus une expérience condensée qu’un vrai marathon horrifique.

Il en a perdu la tête

En conclusion, Death Relives est un petit survival horror pas mauvais, qui vous occupera une soirée ou deux. Dommage que la mise en scène de l’histoire ne soit pas mieux foutue, car l’ensemble manque de rythme et se perd dans un folklore mal digéré. Mais si vous avez aimé Outlast et que le monde des Aztèques vous botte, ça pourrait être une bonne pioche… à condition de ne pas trop craindre les placards.