Test de Dino Land – Le flipper qui aurait dû rester dans l’ambre

Quand tonton Riggs me propose un flipper, je suis tout exalté ! Je me vois déjà enchaîner les millions, enchaîner les jackpots, multiplier les rampes… Quand j’ai lancé le jeu : la douche froide. Je l’imaginais le Riggs, montant un Lego et ricanant : “Je l’ai bien niqué le Jingo. Niark Niark Niark.” Je m’attelle donc à vous chroniquer ce Dino Land, issu des profondeur de la terre des enfers, dont probablement le seul intérêt et de pouvoir réaliser les 1000G en une poignée de minutes.

Graphiquement pauvre
Clover Pitoyable

Dino Land est un jeu Megadrive et X68000, sorti en 1991, uniquement au Japon et aux USA. Déjà à l’époque, il devait sembler ringard, has been et pauvre en terme de gameplay. Des jeux comme Devil Crush sur Megadrive ou même Pinball Revenge of the Gator sur Gameboy lui sont bien supérieurs.

Si vous voulez écouter la musique du jeu
Un coup dans l’eau

Nous sommes face à un flipper qui fait fit du réalisme pour nous emmener dans un univers typiquement console. A la manière, par exemple d’un Pokémon Pinball, la balle est un petit Dino. Tout choupi, trop choupinou, l’espace de 3 secondes et demi. On reconnaît immédiatement la palette graphique de la Megadrive. Pas la Megadrive de Soleil, pas celle de Rocket Knight Adventure, pas celle de Sonic Spinball, celle du début de la Megadrive qui nous laissez dubitatif sur la 16 bits et nous confortait à refaire une partie de Nintendo World Cup.

Le flipper est composé de 3 niveaux ou tables, si vous préférez à double étage. La première, constituée de 3 pauvres bumpers, d’un bandit manchot et d’ennemi à abattre, encore une fois Devil Crush. La deuxième, un niveau sous marin, 3 bumpers pathétiques et des mérous, des tanches ou je ne sais quoi qui font office de target. La 3eme sensé être un monde aérien, nous emmène dans une table qui fait mal aux yeux avec un effet de parallaxe qui est proche d’un gerbotron 3000. Des ennemis à abattre, un œuf de dinosaure à casser et finito Ramoucho.

Sauvez Josiane
Parfois faire des tests, me brise les œufs

Les commandes sont basiques. Flip gauche, Flip Droit, un bouton pour secouer la table et un bouton pour quitter la forme de boule testiculaire de notre dinosaure, que j’ai envie d’appeler José et pouvoir sous sa forme jurassique, le mouvoir, comme bon nous semble, sur la table. C’est cette option qui sera utile pour vaincre les 3 boss qui parachèvent le néant cataclysmique des tables. Une fois ces boss vaincus, vous pourrez sauver votre Josiane, la femelle dino rose qui donne un prétexte à ce simulacre de jeu.

Alllllleeeeeeeezzzz là !

Bien évidemment, Ratalaika, nous propose ses options de confort habituels avec le rewind, le turbo, les save states et les cheats qui sont utilisables en jeu afin d’obtenir les fameux 1000G. Si vous êtes chasseurs de succès ou joueur de Aqua Jet, cela aura une incidence sur votre plaisir à jouer. Les autres, s’en moqueront, comme d’une tentative de dribbler tous les joueurs du terrain de Théo sur FC 26. On peut noter comme à l’accoutumée pour Ratalaika de nous proposer un scan de la jaquette et du livret d’origine. Ce qui est toujours un plus.

Manuel Ferrara

En résumé, rien ne sauve ce jeu. Si ce n’est de proposer de façon légale, de jouer à ce jeu jamais sorti en Europe. Préférez un jeu plus actuel tel que Pinball FX ou Pinball M ou dans le rétro, un bon Devil Crush, Sonic Spinball, Kirby Pinball Land ou Behind The Mask… qui malgré leur grand âge reste autrement plus intéressant à jouer que Dino Land. C’est un grand NON !