Test de Disciples: Domination – Bien discipliné !

Disciples: Domination, jeu Kalypso Media débarque en plein hiver pour bien nous occuper ! En effet, il fait partie des jeux que je surveillais du coin de l’œil vu que l’on parle de bataille au tour par tour et de jeu de rôle. Mon côté Fire Emblem s’enflamme toujours dans ce cas et sans plus attendre, je me lance !

C’est beau ? C’est français !

Vous incarnez Avayanna ! Héroïne devenue reine après avoir vaincu les forces du mal avec ses amis et ses troupes venues des 4 coins du monde. Mais lourde est la couronne et Avayanna a fini par se couper de tout. C’était sans compter sur le mal qui ressurgit de partout et vous allez donc reprendre du service pour faire ce que vous savez faire le mieux : diriger une armée et botter des culs. J’avoue que je n’ai pas tout compris des motivations ou plutôt des manques de motivations de notre personnage mais je reconnais une belle ambiance de dark fantasy et les autres personnages clés sont cool à l’instar d’Helmer le nain que vous rencontrez dès le début du jeu.

La grande rivière BBQ !

En parlant du jeu, on remarquera trois phases : la phase de gestion de votre base. Ici, une ville géante qui sera intimidante au départ car une fois le prologue passé, vous avez directement plusieurs bâtiments de débloquer et des troupes à découvrir dans tous les sens. Des troupes et du matos à bichonner et au début, cela donne le tournis. Surtout si vous avez l’édition deluxe qui vous donne plein de ressources que vous avez peur d’utiliser n’importe comment. Et là, vous entrez également dans l’autre phase importante du jeu : la gestion de vos troupes à emmener avec vous. Vous allez devoir combiner les différentes races et classes pour faire l’armée qui vous correspond et qui résistera aux assauts ennemis. Une douzaine de perso si l’on compte ceux sur le terrain et les « spectateurs » en arrière plan qui viennent booster votre armée. Il y a donc une petite phase d’acclimatation pour être à l’aise avec vos troupes vu que vous êtes jetés dans le grand bain sans ambages.

Promenons nous dans les bois !

On arrive alors à la seconde partie : exploration et décision. Sur la carte, vous vous déplacez pour chercher des ressources, rencontrer divers événements et lancer les combats. Vous aurez dans cette phase là des moments où il faudra choisir certains dialogues qui auront leur poids sur le reste du jeu. De même, explorer sera l’occasion de trouver des ressources pour votre armée ou pour Avyanna. La concernant, les arbres de compétences et son équipement seront un plaisir à personnaliser. 4 grands arbres dans lesquels se lancer à base de guerrier, mage, soigneur ou mage sombre pour des effets et des sorts qui seront sympathiques. J’aurais aimé moins de troupes et plus personnalisation sur les compagnons clés qui nous assisteront.

En parlant de cela, la phase combat sera du tour par tour où nous donnons des ordres à nos soldats pour bouger, protéger, attaquer selon des points d’action. Les points non dépensés pourront nous booster en attaque ou en défense selon les personnages et les actions mises de côté. Un système efficace qui a fait ses preuves et il faudra bien ça car Disciples: Domination regorge d’effets, de combinaisons actives ou passives qui vont rendre telle ou telle unité plus forte ou en meilleur collaboration avec une autre. Là encore, il y a une phase d’apprentissage et même en facile, il faudra entrer dans le truc car vous pouvez dès le début, tomber sur des événements sur la carte qui vous embarque sur des combats où les ennemis sont plusieurs niveaux au-dessus de vous.

On se met en 4-4-2 !

Disciples: Domination est donc un jeu sur lequel il faudra prendre le temps de réfléchir un peu pour ses troupes avant, pendant et après les combats. Une façon de vouloir compenser une technique qui est bien mais pas top dans le sens où l’on sent que l’on a du décor, du personnage au design travaillé mais dont l’ensemble manquera de finesse et de vie. A certains égards, il me rappelle Arthur’s Knight même si les troupes dans ce dernier étaient surtout des perso clés aux capacités bien huilées. Disciples: Domination tâche donc de compenser par le nombre vu que l’on embarque un nombre non négligeables de troupes lambda dont nous débloquerons les spécialités au fil du jeu.

Pour les amateurs, nous avons une version Deluxe Potatoes Creamy qui donnera des apparences sympa pour les perso clés et pour des armes. Cela fait toujours plaisir. On aura également un gros paquet de ressources pour ne pas commencer trop dans la dèche et également le lot d’artworks virtuels et de musiques virtuelles dont je suis moins fan dans la version démat’. Mais du classique pour ceux qui veulent s’investir dans le jeu.

Et on peut les comprendre car si visuellement, Disciples: Domination n’est pas le plus impressionnant, il sera agréable d’avoir un personnage et des troupes que nous pourrons faire à notre main. Certes, il y a un coût d’entrée dans le jeu qui est non négligeable pour bien saisir les mécaniques de gestion et de combat mais le plaisir sera une belle récompense.