Test de #DRIVE Rally – La spéciale !

#DRIVE Rally nous catapulte dans une version fantasmée du rallye des années 90, celle où l’on roule plus avec le sourire qu’avec une feuille de calcul de réglages sous le bras. Entre ses voitures rétro, ses décors colorés et son copilote parfois aussi bavard qu’un streamer en pleine nuit blanche, le jeu mise avant tout sur le plaisir immédiat. Dès les premières spéciales, on retrouve cette ambiance arcade décontractée qui donne l’impression de feuilleter un vieux magazine de jeux vidéo en savourant une boisson énergisante douteuse trouvée derrière un canapé.

Au niveau des graphismes, le travail du studio Pixel Perfect Dude mérite un joli coup de klaxon. Les environnements regorgent de couleurs vives et de personnalité, avec des paysages qui défilent comme une carte postale sous caféine. La vue du dessus rappelle forcément Art of Rally, mais #DRIVE Rally parvient à conserver sa propre identité. Entre les forêts, les plaines enneigées et les pistes ensoleillées, chaque destination possède son caractère. Mention spéciale au mode cinématique qui permet d’admirer les décors sans interface, parce qu’il faut parfois faire une pause dans la compétition pour contempler la nature… ou vérifier dans quel arbre on vient de finir sa trajectoire.

Concernant le gameplay, l’approche arcade est assumée à cent pour cent. La prise en main est immédiate, particulièrement à la manette, et les véhicules offrent suffisamment de différences pour renouveler les sensations sans devenir intimidants. On est ici à l’opposé d’une simulation exigeante : le plaisir passe avant la précision chirurgicale. Résultat, les victoires arrivent souvent assez facilement, même à difficulté moyenne. Les spéciales restent agréables à parcourir, mais certains tracés manquent de relief et de moments spectaculaires. L’absence de sauts donne parfois l’impression de regarder Fast & Furious après que quelqu’un a supprimé toutes les scènes improbables.

Pour la bande-son et l’ambiance générale, l’expérience alterne entre le très bon et le plus répétitif. Le copilote apporte de la vie aux courses et participe à l’identité du jeu, mais ses commentaires finissent parfois par tourner en boucle. Après plusieurs heures, certaines remarques reviennent avec insistance. La musique souffre du même défaut : elle accompagne correctement l’action, sans réellement marquer les esprits. Heureusement, l’ambiance visuelle et le plaisir de conduite compensent largement ces quelques faiblesses.

Concernant la durée de vie, le contenu se montre plutôt généreux avec six championnats répartis dans différents pays, plusieurs catégories de véhicules et un mode exploration permettant de parcourir librement les cartes. La personnalisation des voitures ajoute également une couche de progression sympathique. Entre la chasse aux meilleurs temps, les classements en ligne et les possibilités multijoueur, il y a largement de quoi occuper les amateurs de rallye arcade. On aurait simplement aimé passer davantage de temps au volant des bolides les plus rapides, tant ils sont plus amusants à piloter que les modèles d’entrée de gamme.

Pour conclure, #DRIVE Rally est exactement le genre de jeu qui ne cherche pas à impressionner les puristes du chronomètre mais à rappeler pourquoi on aime conduire virtuellement. Coloré, accessible et franchement attachant, il privilégie le fun à la performance brute. Certes, il manque parfois de challenge et quelques idées spectaculaires sont restées au garage, mais il réussit l’essentiel : donner envie de lancer « juste une dernière spéciale ». Et comme tout joueur le sait, cette phrase est aussi fiable qu’une promesse de Théo qui te dit « ok sans faute ».