EDENS ZERO a débarqué sur nos consoles et c’est un autre manga d’Hiro Mashima qui arrive de la sorte puisque Fairy Tails a eu le droit à sa déclinaison même si le résultat n’a pas forcément été plus ouf que ça. Ce que j’apprécie chez Mashima, c’est sa capacité à sortir un manga avec des héros et mascottes souvent avec la même tête (pas juste le style de dessin, non, la MEME tête), le pouvoir de l’amitié à portée de main mais à faire en sorte que nous ayons envie de le lire. Rave, Fairy Tails ou encore EDENS ZERO, trois univers, trois ambiances et pourtant, des points communs de fou. Jingoro me parlerait aussi des héroïnes sexy qui ont régulièrement le droit à des pages spéciales mais concentrons nous sur EDENS ZERO !

On retrouve donc Shiki qui vit dans son parc d’attraction et qui va rencontrer Rebecca et Happy le chat mignon pour ensuite s’envoler dans la galaxie et combattre les méchants. On retrouve la trame du manga mais la présentation est aussi surprenante que décevante. Au début, j’ai le droit, avec le moteur du jeu, à un résumé des événements qui conduisent Shiki à bord d’un vaisseau pirate pour notre premier moment de gameplay. Après ce passage et son boss, nous… allons revivre tout ce que nous avons vu en mode résumé ! Donc… le jeu n’hésite pas à nous spoiler les événements même s’il ajoute de la « balade » dans des niveaux vides et dénués d’intérêt…

EDENS ZERO est un jeu d’aventure qui vous raconte donc ce qui va se passer et ensuite vous envoie dans des cinématiques datées. Tout le jeu sent au moins une à deux générations précédentes. Mais même pas les bons jeux de ces générations. Tout est vide, coupé à la serpe et si l’on reconnaît nos héros, ils ont l’air plats et inexpressifs au possible. La présence de voix japonaises ne suffit pas à donner de la vie à EDENS ZERO.

Niveau gameplay, on a donc des phases d’exploration de lieux vides ponctués de buissons lumineux pour ramasser des items présentant peu d’intérêt au final. Oui, on peut se soigner ou crafter des trucs mais honnêtement, vu comment EDENS ZERO fait bailler, on ramasse les objets sans grande envie. Alors, on pourrait se dire que l’on a les combats. De loin, on voit que ça lorgne du côté de Naruto ou plus récemment de Demon Slayer mais EDENS ZERO a des combinaisons pauvres, des coups spéciaux datés et peu impressionnants. Et surtout, il a une caméra aux fraises qui se placent n’importe où, un système de lock hasardeux qui fait que la plupart du temps, on ne l’utilise pas car de toute façon nos héros vont trouver le moyen de tirer/taper à côté. Cela m’a rappelé tout le déplaisir que j’avais eu à jouer à One Piece Burning Blood qui pourtant est un souvenir que j’aurais préféré oublier.

EDENS ZERO est daté et n’apporte pas de plaisir manette en main. Que l’on soit fan de série ou néophyte, on préférera aller lire le manga ou mâter l’animé plutôt que de souffrir davantage avec ce jeu d’un autre temps, d’un autre plaisir mais qui porte bien son nom…

