Test de Ellphaser – L’éléphant qui devait sauter !

Dans Ellphaser, vous incarnez un éléphant. Oui, un éléphant. Mais attention, pas n’importe quel pachyderme ! Celui-ci a le pouvoir de… faire disparaître et réapparaître les plateformes en sautant. Voilà. On ne va pas chercher à comprendre la logique anatomique, c’est magique, et c’est la base de ce petit platformer/puzzle en 2D tout droit sorti du congélateur. L’action se déroule sur une montagne glacée, avec 40 niveaux qui vont vous faire cogiter plus que prévu – car ici, chaque saut peut être synonyme de sauvetage… ou de game over.

Je vais laver ma voiture à l’éléphant bleu

Le concept est simple, mais plutôt bien vu : à chaque fois que notre éléphant bondit, certaines plateformes et pièges changent d’état. Un pic gênant au sol ? Sautez. Il disparaît. Mais ressautez sans réfléchir, et plouf, le pic revient, tout comme votre frustration. Ce système oblige à bien planifier chaque mouvement, à anticiper les phases de plateforme comme des coups d’échecs (ou presque, disons une partie de dames avec des coups fourrés). Le level design, sans être révolutionnaire, est malin, avec une montée en complexité qui pousse à réfléchir sans jamais tomber dans l’injuste ou l’insurmontable.

Graphiquement c’est simpliste

Niveau gameplay pur, rien à redire : notre éléphant répond bien, il saute avec précision – et heureusement, parce qu’il ne fait que ça. Pas d’attaque, pas de dash, pas de roulade stylée. Il saute. Point barre. Mais dans le contexte du jeu, c’est suffisant et bien exploité. Certains niveaux se transforment presque en casse-tête, avec des ascenseurs, des portes à clé, des pièges électriques et d’autres joyeusetés du monde des plateformes piégées.

On saute tout le temps

Côté technique… bon, on va pas se mentir, ça sent un peu la vielle NES qui tousse. Les décors sont aussi froids que l’ambiance de la montagne, et l’éléphant n’a pas un design qui fait vibrer les cœurs. On sent que la direction artistique a été trouvée quelque part entre « fonctionnel » et « on a fait au plus simple ». Même combat pour les bruitages, dignes d’un vieux logiciel éducatif, et la musique… ah, la musique. C’est lounge, c’est smooth, c’est… étonnamment posé pour un jeu de plateforme avec des pièges mortels. On s’attend presque à voir l’éléphant poser sa patte sur un billard et commander un mojito plutôt que sauter entre des orbes électriques.

Des pics, des blocs, des cristaux…

Mais malgré cette coquille un peu fadasse, Ellphaser a quelque chose. Une mécanique de gameplay bien pensée, une courbe de difficulté bien dosée, et ce petit goût de « je refais encore un niveau » qui fonctionne. Les 2000G à débloquer sur Xbox ajoutent une carotte pour les chasseurs de succès, et l’ensemble est bien plus solide qu’une bonne partie des petits jeux de plateforme sans ambition qui pullulent sur les stores.

Ellphaser ne changera pas le monde du jeu vidéo, mais il a ce qu’il faut là où ça compte. C’est un petit jeu de plateforme plus malin que la moyenne, pas exceptionnel mais qui fait le job et tient la route. Un éléphant qui ne se trompe pas trop, donc.