Test de Escape from Ever After – Le Paper Mario qui ne dit pas son nom

Sleepy Castle Studio est fan de l’artisan, ça se voit dès les premières minutes. En effet, leur Escape from Ever After (EFEA) ressemble à s’y méprendre à la célèbre série de RPG du plombier : Paper Mario. C’est même marqué dans la description du jeu.

Flynt Buckler est un aventurier de contes de fée ce qu’il y’a de plus banal. Son obsession ? Vaincre Tinder le dragon démoniaque tout en haut de son château. Un jour, en se rendant au château pour entretenir cette petite guéguerre habituelle, Il découvre que la forteresse a été transformée en bureau d’entreprise. Tinder est introuvable et les photocopieuses et autres machines à café pullulent au milieu des bureaux. Les livres d’histoires sont un nouveau marché et business bien juteux. Un patron d’entreprise a décidé de prendre le Château de Tinder, pour en faire le siège social de l’entreprise : Escape from Ever After.inc. Celle-ci est déterminée à reprendre tous les livres d’histoires qui existent dans le monde. Flynt pas content, est jeté en prison au côté de… Tinder ! Ensemble, mais pas seulement, ils devront gravir les échelons pour renverser le vilain patron.

Les livres, prétexte idéal pour parcourir les mondes comme dans des recueils d’histoire : 3 petits cochons qui jouent à l’immobilier, affaire de meurtre, monde fantastique, personnages littéraire iconiques, etc… Autant de livres qui serviront de lieux pour votre aventure. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que les pages sont colorés. En effet, comme chez le plombier, le jeu est vraiment super joli et il se dégage un je ne sais quoi de super charmant. Les personnages sont super attachants et tout est drôle. Mais hélas, en Anglais seulement, incompréhensible ! D’autant que le jeu est aussi en Espagnol ou Allemand. Alors le tout est dans un Anglais pas trop compliqué comme pouvait l’être un FF tactics en import à l’époque. Mais on a quand même cette impression de rater une ou 2 blagues parfois.

Les combats sont super sympas et se jouent comme dans tout rpg classique : attaque, magie, défense, etc… Mais pas seulement. Il y a en plus une jauge de café pour les attaques duo, elle se remplit selon les actions effectuées en combat avec comme dénominateur commun, une roue de la chance qui tourne. Des actions jouant sur le timing d’appui au bon moment des boutons. Dans l’ensemble, en mode normal, les combats ne sont pas très difficiles. Il y a par ailleurs toutes une ribambelle d’options de confort pour faciliter l’aventure.

Les énigmes dans les mondes sont variées, certaines vous demanderont parfois de prendre quelques notes pour des jeux de couleurs, voir audio. Certains passages ne s’ouvriront que lors de l’exécution d’action comme Tinder qui avec ses flammes révèlent des passages secrets. Il y a tout un tas de collectables et de quêtes secondaires bien évidemment. A noter que le jeu propose aussi un petit jeu de relooking des bureaux avec achats de mobilier et décoration mais aussi de gestion des mails. Oui, nous sommes au taf. La bande son quant à elle, a une direction totalement jazzy et quelques morceaux vous rappelleront parfois Paper Mario la porte millénaire, surtout celle du port. Oui, l’inspiration est totale.

Escape from Ever After est un petit bonbon ! Largement inspiré de qui vous savez bien sûr, et alors ? Il en ressort pour finir une aventure super plaisante. Un jeu plein de surprise qui vous demandera une sacrée dextérité dans certains timings mais qui n’est jamais frustrant. Vraiment dommage de ne pas pouvoir en profiter à 100% dans notre belle langue.