Test de Fading Clouds – La tête dans les nuages

Fading Clouds, c’est un peu comme si un level designer de Pokémon s’était dit : « Et si on refaisait le Palais de Glace, mais en plus relax et sans glace ? » Sauf qu’ici, les dalles glissantes sont remplacées par des nuages qui disparaissent sous vos pieds. Le concept est simple : relier chaque case du niveau sans jamais repasser deux fois au même endroit, sinon c’est la chute libre. Ça ressemble à un casse-tête de prof de maths, mais habillé en douceur pastel, avec un perso qui flotte comme s’il avait trop de jeux du Game Pass à finir avant la fin du mois.

Bon, cet opus ajoute deux petites twists sympas : des pouvoirs qui vous permettent de reconstruire un nuage derrière vous (oui, c’est absurde, mais ça sauve la vie dans les impasses), et des nuages gris qui supportent deux passages avant de s’effacer. Ça ouvre des possibilités de tracés en huit, de retours en arrière calculés, et de « ah non, j’ai merdé, je recommence ». Le problème, c’est que tout ça reste très simple. Les 30 niveaux se bouclent en une vingtaine de minutes, et la difficulté arrive trop tard pour vraiment donner l’impression d’avoir bossé son cerveau.

Au final, Fading Clouds est une parenthèse zen, jolie et bien pensée, mais trop courte pour justifier son prix si on regarde le rapport temps de jeu / euros dépensés. C’est le genre de titre qu’on achète en se disant « allez, 4 balles pour me détendre », et qu’on finit avant d’avoir eu le temps de faire chauffer la manette. Si vous aimez les puzzles légers, sans frustration et sans prise de tête, c’est un bon petit shoot. Si vous cherchez de la profondeur ou de la rejouabilité, passez votre tour.