L’expérience avec Fear Dog : The Bolota Escape m’a laissé perplexe. Tu incarnes Bolota, un chien craintif qui part en quête de ses os dispersés dans un jardin truffé de pièges. Il court, saute, double-saut, roule… et meurt souvent pour les raisons les plus absurdes. Clairement, ce ne sera pas la plateforme la plus marrante que j’ai testée.

Le rythme est lent, pesant. Dès que Bolota meurt (et c’est régulièrement), on reprend au début du niveau, sans fluidité. Les checkpoints sont rares, et à force de mourir pour des clous invisibles ou des rats qui surgissent hors de nulle part, le plaisir disparaît. Ce sentiment que chaque mort était injuste m’a rapidement épuisé.

L’ambition du jeu est de rester simple : tu progresses, récupères un os par niveau, puis tu t’enfuis à la maison. Mais le manque de réactivité dans les commandes et l’approximation du level design transforment cette simplicité en lourdeur. On n’a pas envie de recommencer, on subit plutôt que de maîtriser.

Ce qui sauve un peu l’ensemble, c’est l’humour du concept : un chien lâche qui devient héroïque pour ses os, des ennemis idiots comme des pigeons ou des rats géants, et cette ambiance rétro un peu naïve. Mais la dose de charme ne suffit pas à compenser la frustration.
