L’un des joyaux de SQUARE ENIX est la saga FINAL FANTASY ! Je ne vais pas vous faire l’affront de la présenter, je peux juste vous dire qu’en terme d’épisode numéroté, j’étais impatient de l’essayer puisque depuis sa sortie PS en 2023 et PC en 2024, la version XBOX tardait. Non pas que l’épisode ait marqué les esprits puisqu’il a été fortement attaqué sur le fond, la forme et surtout des ventes faibles malgré des critiques favorables de la presse et une bonne appréciation globale. Un épisode attendu au tournant donc et après l’arrivée de Clive, le héros, dans Tekken 8, il arrive maintenant sur XBOX.

Après le voyage en mode Bromance de l’épisode XV, place à Clive Rosfield, un héros adulte, avec de la barbe, des tatouages et pris dans une guerre dans un monde d’heroic fantasy. Au cours d’une intro où l’on enchaîne les cinématiques entre deux tuto de 2 min, on apprend que Clive, c’était un prince, un gars formé pour être le bouclier de son frère Joshua qui était l’élu du Phoenix. Mais après quelques trahisons, Joshua se fait occire par un autre esprit du feu et Clive est embarqué en esclavage (d’où le tattoo sur la tronche) où on le retrouve 13 ans plus tard en quête de vengeance. Une histoire qui est sympa sur le fond avec un héros adulte et tout même si mon chouchou sera Cid qui, avec son air relax, a la grosse classe.

Cela dit, les premières heures de jeu, il faut pouvoir les encaisser car mine de rien, même après 5h, on est toujours dans du tuto, on va de zones couloirs en zones couloirs entrecoupées de combats et de cinématiques. Je n’ai rien avec un jeu couloirs mais dans un FF, je veux de la liberté, de l’exploration et même si les quêtes secondaires sont toujours aussi peu palpitantes, je veux pouvoir me balader comme j’ai pu le faire avec Noctis et sa bande ! Et on fini par réaliser qu’en fait… Nous aurons bien cela tout du long : de la zone limitée, peu d’exploration et rarement satisfaisante.

FINAL FANTASY XVI est un jeu où on est là pour suivre l’histoire et basta. Du coup, comme on enchaîne tout assez directement et qu’on enchaîne quatre combats entre deux cinématiques ou dialogues, l’attachement à Clive sera plus limité qu’avec d’autres héros. Surtout que Clive, dans ses options de personnalisation ou sa montée en compétence, est hyper limité. Pas de migraine en perspective avec des sphériers, des arbres complexes ou autres. Clive monte en niveau comme un grand, on renforce des compétences assez directement sans que cela apporte telle ou telle choix à faire quant à une façon de jouer.
Car ce FINAL FANTASY XVI , c’est un peu une sorte de jeu d’action un poil bavard. Les affrontements sont un ballet de coups spectaculaires, de jeu d’esquive et de frappe en folie. On matraque autant sa manette de manipulation que dans un jeu d’action. Même Stranger in Paradise paraissait plus subtil avec son système de classe et son loot à gogo. On cherche donc à matraquer l’ennemi comme il faut pour le briser et pouvoir… l’avoiner encore plus. Je ne renie pas le côté défouloir de tout ça mais côté jeu de rôle, développement des personnages, jeu en équipe, gestion du matos… On repassera ! Cela dit, il est bon de saluer que les débutants comme les acharnés ne seront pas oubliés pour le jeu avec les options ad-hoc. Les débutants pourront même être aidé par des objets qui gèrent les combo, les esquives, font le café…

FINAL FANTASY XVI est un jeu agréable à l’oeil et aux oreilles, on a de beaux paysages, des musiques à couper le souffle, les doublages sont de qualités et dans plusieurs langues… Un jeu qui fait plaisir techniquement même si l’on sent que les modèles des personnages sont limités et que certains décors (en ville notamment) ne sont pas hyper transcendants. Mais globalement, c’est du bon boulot et on se prête à rêver. Mais ici, on rêve de baston car malgré que ce soit un FF dans le titre, nous sommes dans un jeu d’action et le côté RPG est une sorte de sous-couche mal appliquée histoire de dire qu’elle est là. Du coup, on a des compétences limitées à « gérer », des quêtes annexes aussi intéressantes qu’une grille de mots croisés déjà remplie, et une exploration sans envergure.
Mais si l’on se concentre sur l’histoire principale, on a une trentaine d’heure de spectacle et un enchaînement de baston qui seront là pour nous distraire. FINAL FANTASY XVI vient en mode COMPLETE EDITION, ce qui veut dire des items cools, les quêtes en plus et tout le toutim. En résumé, FINAL FANTASY XVI sera un jeu pop-corn pour profiter de cinématiques cools et de bastons en folie. N’attendez pas un jeu de rôle poussé ou un jeu qui fait la part belle à l’exploration. Clive est en quête de vengeance, il n’y va pas par quatre chemins et fait ça dans les flammes et la fureur.
