Test de Finding Frankie – Le parkour du combattant

Un jeu de parkour mâtiné d’horreur, c’est le pari un peu fou de Finding Frankie. Loin du simple challenge sportif, ici, il ne s’agit pas seulement de franchir des obstacles, mais de sauver sa peau dans une ambiance cauchemardesque. Inspiré des jeux d’élimination à la Squid Game, le titre nous plonge dans une compétition mortelle où chaque saut raté pourrait bien être le dernier. Avec des personnages cartoonesques cachant une noirceur insoupçonnée, Finding Frankie tente d’allier le frisson à l’adrénaline du parkour. Mais est-ce que la mayonnaise prend vraiment ?

Il y a de la couleur… mais surtout du sang

D’entrée de jeu, l’ambiance est réussie. La direction artistique propose un style graphique soigné, oscillant entre cartoon et horreur malsaine, ce qui donne un cachet original au jeu. Les environnements sont variés, bien pensés et truffés de pièges vicieux qui mettent à l’épreuve nos réflexes. Le level design est travaillé, avec des parcours exigeants où chaque saut doit être calculé. On sent une volonté de bien faire, et l’immersion est renforcée par une bande-son qui fait le job : musiques entraînantes quand il faut sprinter, bruitages stressants quand on sent le danger approcher. Jusque-là, tout roule.

Bonne ambiance

Là où ça se complique, c’est sur le gameplay, et c’est bien dommage. Pour un jeu de parkour, on s’attend à une maniabilité fluide et précise, or ici, ce n’est pas franchement le cas. Le personnage peut courir, s’accroupir et sauter, mais le saut… ah, le saut. Il manque cruellement de précision. On se retrouve trop souvent à rater des plateformes sans comprendre pourquoi, et vu la difficulté des parcours, chaque erreur devient frustrante. Quand on enchaîne les chutes pour des raisons qui semblent plus techniques que personnelles, la patience fond comme neige au soleil.

Faut mieux pas le chercher!

Autre souci : les passages où l’on glisse sur des rails. Sur le papier, ça ajoute de la diversité au gameplay. Dans les faits, c’est une autre source de crispation. Le moindre saut depuis un rail manque de fiabilité, et quand on se vautre une énième fois en essayant de rejoindre une plateforme, la lassitude s’installe. L’intensité du jeu et son ambiance stressante auraient pu être de véritables atouts, mais quand le gameplay se retourne contre nous, l’expérience vire au parcours du combattant dans le mauvais sens du terme.

Côté durée de vie, comptez environ 3 à 4 heures si vous parvenez à dompter les contrôles récalcitrants. Le challenge est bien présent, et les niveaux sont suffisamment variés pour donner envie d’avancer… du moins tant que l’on ne craque pas face aux imprécisions du gameplay.

En conclusion, Finding Frankie avait tout pour plaire : un concept original, une ambiance horrifique bien fichue et un level design inspiré. Malheureusement, pour un jeu basé sur le parkour, si les sauts ne suivent pas, tout s’effondre (un peu comme nous dans le jeu, au final). Dommage, vraiment dommage.