Test de Fling to the Finish – On s’attache et on se bidonne

Fling to the Finish sur Xbox Series X repose sur un concept aussi simple que déjanté : une course d’obstacles où l’on est attaché à un partenaire par une corde élastique. Sorti initialement sur PC en 2021, ce titre de SplitSide Games déboule sur Xbox One et Xbox Series, et il a tout pour séduire les joueurs consoles.

Un jeu pour péter un câble en couple comme chez Ikea

Fling to the Finish est animé par une mécanique centrale : deux joueurs (ou un joueur solo contrôlant les deux personnages) sont liés par une corde élastique. On doit se déplacer à travers des niveaux colorés, parfois psychédéliques, remplis d’obstacles de plates-formes mouvantes, de pièges rotatifs, de rampes vertigineuses… Tout en coordonnant les sauts et les projections élastiques qui propulsent une des deux billes en avant. Le but ? Atteindre la ligne d’arrivée le plus vite possible, en solo contre l’IA ou en compétition contre d’autres binômes en ligne ou en local.

Le jeu propose une vingtaine de niveaux thématiques, allant de forêts à des parcs pour enfants en passant par un casino géant, chacun avec ses twists uniques. Les power-ups ajoutent du piment : un aimant pour attirer des objets, un bouclier pour encaisser les chocs, ou même un mode « super fling » pour des bonds surpuissants. Sur Xbox Series X, tout tourne à 60 FPS sans accroc, avec des temps de chargement quasi inexistants, la console charentaise fait son œuvre. Mais soyons honnêtes : en solo, le jeu perd un peu de son sel après quelques heures, car cela ressemble vite à un Marble Madness assez fade.

Théo, Riggs, Taummax et Rockment qui se préparent pour le Human Centipede

A contrario, le mode multijoueur local est un véritable délire jusqu’à 8 joueurs en splitscreen (4 équipes de 2). Imaginez-vous assis sur le canapé avec des amis, chacun avec sa manette Xbox, à hurler de rire en essayant de coordonner vos mouvements. La corde élastique transforme chaque niveau en une comédie physique : un joueur saute trop tôt, et l’autre est catapulté dans le vide ; un virage raté, et vous voilà en train de rebondir comme des yo-yos humains.

Mais le clou du spectacle, c’est l’option de partager une seule manette pour une équipe de deux. Oui, vous avez bien lu : un joueur contrôle le mouvement gauche/droite et le saut avec le stick gauche et un bouton, tandis que l’autre gère le stick droit pour les ajustements et un autre bouton pour les interactions. Cette configuration « partage de manette » donne lieu à des querelles de couples dignes des meilleurs moments chez Ikea… C’est chaotique, frustrant par moments, mais surtout hilarant parfait pour tester les couples, des fratries ou des potes (enfin peut-être futurs ex). La gestion de la physique est intelligible donc la mauvaise foi est rapidement de la partie et c’est ça qui rend le jeu particulièrement drôle.

Jetez moi ici

Le multijoueur online est aussi disponible, avec des matchs rapides contre des inconnus ou des amis via feu le Xbox Live. Cependant, la communauté n’est pas énorme… Le cross-play avec PC est là pour élargir le cercle des joueurs potentiels mais ça reste assez limité.

Visuellement, Fling to the Finish opte pour un style cartoon déjanté, avec des personnages marrants aux gros yeux que l’on peut gagner dans un gashapon alimenté par des jetons que l’on débloque dans le jeu. Sur Xbox Series X, les textures sont nettes, c’est suffisamment propre pour ne pas souffrir de vilaines critiques. Côté son, la bande originale colle avec la direction artistique cartoonesque. Tous les bruitages font eux aussi écho aux cartoons et sont presque systématiquement hilarants.

Fling to the Finish est un petit bonbon à déguster à plusieurs. Il est drôle, accessible, bien fait, idéal pour des sessions courtes entre amis ou en famille. Le jeu n’est pas des plus passionnants en solo, mais on le rappelle, son dada c’est à plusieurs sur le canapé. À deux sur une seule manette c’est encore meilleur !
On pourrait ne regretter qu’une seule chose, qu’il n’y ait pas plus de niveaux différents.