Test de Forza Horizon 6 – Le meilleur Forza jamais créé !

Direction Tokyo !

Il y a des jeux qui arrivent tranquillement, sans faire de bruit, et puis il y a Forza Horizon 6, qui déboule comme une supercar lancée à plein régime sur l’autoroute de Shuto, warnings allumés et pneus fumants. Après plusieurs années d’attente, la saga débarque enfin au Japon avec une ambition claire: faire oublier tous les épisodes précédents et poser une couronne bien lourde sur sa propre tête. Carte gigantesque, Tokyo enfin digne de ce nom, centaines de voitures et promesse d’un festival plus fou que jamais, Playground Games ne fait pas dans la demi-mesure. Attachez votre ceinture, ajustez votre volant imaginaire et vérifiez vos rétros, parce que Forza Horizon 6 n’est clairement pas venu pour faire de la figuration.

Ma caisse de Forza Horizon 2

Dès les premières minutes passées au volant de Forza Horizon 6, une évidence saute aux yeux comme un feu rouge ignoré en pleine ligne droite: Playground Games a décidé de transformer le Japon en gigantesque terrain de jeu automobile, et pas juste en carte postale pour touristes en sandales. Ici, on débute presque humblement, appareil photo imaginaire autour du cou, avant de finir à fond de six sur une autoroute tokyoïte à étages multiples, le tout avec plus de 550 voitures prêtes à rugir. L’ambiance du Festival Horizon s’offre un aller simple pour l’archipel nippon, entre néons, montagnes embrumées et parkings suspects où traînent des caisses d’occasion comme dans un épisode de Fast and Furious qui aurait pris un master en urbanisme japonais. Moi, je kiffe en tout cas !

Je me suis mis dans l’ambiance

Concernant les graphismes, difficile de ne pas sortir les superlatifs. La carte japonaise est tout simplement la plus dense et la plus vivante jamais vue dans un Forza Horizon. Tokyo, grande, tentaculaire, verticale, fait enfin oublier les villes un peu timides des épisodes précédents, et chaque virage urbain donne l’impression de jouer à un Project Gotham Racing en monde ouvert. Les campagnes, elles, offrent un contraste saisissant avec des biomes variés, des routes de montagne parfaites pour les batailles tōge et des panoramas qui donnent presque envie de lever le pied, presque. Sur Xbox Series X en mode performance ou qualité d’ailleurs, chaque virée est un plaisir visuel permanent. Les reflets, les lumières, la circulation dense en ville, tout s’enchaîne avec une fluidité qui ferait passer certains open worlds récents pour des diaporamas PowerPoint.

Même pas peur

Sur le plan technique, Forza Horizon 6 se montre solide et surtout très lisible selon votre machine. Sur Xbox Series X, le choix est classique mais efficace: un mode Qualité en 4K native à 30 FPS pour ceux qui aiment en prendre plein les yeux, et un mode Performance qui vise la 4K avec résolution dynamique à 60 FPS, clairement le plus agréable manette en main car on perd peu en détail mais on gagne beaucoup en fluidité. La Xbox Series S s’en sort honorablement avec du 1440p à 30 FPS en Qualité et du 1080p à 60 FPS en Performance, un compromis logique vu la bête. Du côté des machines portables, la ROG Xbox Ally X fait tourner le jeu en 1080p à 30 FPS, tandis que le ROG Xbox Ally standard ou encore le Steam Deck se contentent d’un 720p à 30 FPS, jouable mais moins flatteur. Sur PC enfin, tout dépendra de votre configuration, mais si vous voulez activer le raytracing, mieux vaut prévoir une machine musclée, voire un petit réacteur nucléaire sous le bureau.

Mes suspensions, c’est du béton !

Du côté du gameplay, la sensation reste immédiatement familière, un peu comme remonter sur un vélo qu’on n’aurait pas utilisé depuis des années. Le modèle de conduite conserve ce savant mélange arcade-simulation qui fait l’ADN de la série, tout en affinant subtilement le ressenti des véhicules. Le poids des voitures est mieux retranscrit, les changements de surface sont plus lisibles et les réglages permettent toujours d’adapter l’expérience à son niveau, du pilote du dimanche au maniaque du freinage parfait. Que ce soit en course officielle du festival, en balade libre ou en road trip improvisé avec des amis, chaque virage reste un plaisir. Même après des dizaines d’heures, on continue de se dire « allez, encore une course », un peu comme lancer un épisode de plus sur Netflix à 2h du matin en sachant très bien que c’est une mauvaise idée. Je peux vous dire que les nuits ont été encore plus courtes que d’habitude ces derniers jours !

Rouler toute la nuit

Pour la bande-son, c’est globalement du très solide. Les moteurs sont une véritable symphonie mécanique: nouvelles prises de son, turbos sifflants, retours de flammes et réverbérations réalistes grâce au système Triton Acoustics donnent l’impression que chaque tunnel est une salle de concert dédiée à la combustion interne. La musique, très présente, pioche dans une sélection plus large que jamais, avec des artistes japonais qui renforcent l’identité du lieu sans tomber dans le cliché carte postale. Résultat: même en simple exploration, l’univers sonore participe pleinement à l’immersion, casque sur les oreilles ou volume poussé dans le salon. Un vrai regret vient toutefois ternir le tableau du côté de l’audio : l’absence de doublage français. Le jeu est donc proposé uniquement en VOSTFR, avec une traduction écrite excellente, mais il faut faire une croix sur les voix françaises et surtout sur les animateurs radio francophones qui mettaient jadis une ambiance survoltée. Désormais, la fête continue en anglais ou dans une autre langue au choix, ce qui reste efficace mais un peu moins savoureux pour nos oreilles. On espère qu’une future mise à jour viendra corriger cela une fois les soucis de contrats avec les comédiens français résolus, même si, honnêtement, cela n’empêche pas Forza Horizon 6 d’être un excellent cru.

La petite ile est accessible seulement après décrocher le bracelet doré

Au niveau de la progression dans Forza Horizon 6, le titre segmente intelligemment son expérience entre compétitions officielles du Festival Horizon et exploration libre via le système Discover Japan. Passer de simple touriste à légende est un parcours progressif, rythmé par des invitations, des qualifications et la conquête de bracelets qui rappellent la grande époque des premiers épisodes. L’exploration, récompensée par des tampons, pousse à sortir des sentiers battus, à fouiller la carte à la recherche de voitures abandonnées ou de bonnes affaires sur des parkings improbables. Ce mélange entre compétition et contemplation fonctionne étonnamment bien, et chacun avance à son rythme sans jamais avoir l’impression de perdre du temps, même en se laissant distraire par un raccourci douteux ou une ruelle prometteuse. Et oui, découvrir toutes les routes du jeu (il y en a plus de 600) sera long mais prenant !

Invitation au voyage

Pour la personnalisation et le contenu annexe, le jeu pousse clairement le curseur très loin sans jamais forcer la main. Entre l’achat de maisons, les garages entièrement personnalisables, les livrées jusque sur les vitres et la construction libre dans une vallée dédiée, les amateurs de création ont de quoi s’occuper pendant des heures. On retrouve également les modes multi-joueurs de l’épisode 5 (comme l’Eliminator) mais on a aussi le co-lab, la version améliorée de l’outil Labo d’épreuves désormais compatible multi-joueurs, et qui permet de créer n’importe où sur la map. Tout cela ajoute une couche de créativité communautaire qui prolonge la durée de vie bien au-delà de la campagne. Ceux qui préfèrent rouler sans se soucier de tout cela peuvent aussi ignorer une grande partie de ces options sans être pénalisés, preuve d’un équilibre bien pensé entre profondeur et accessibilité.

Je suis une Légende !

Enfin, au niveau de la durée de vie, Forza Horizon 6 fait dans le colossal sans jamais devenir indigeste. Une trentaine d’heures sera le strict minimum pour débloquer tous les bracelets (il y en a 7) et découvrir l’essentiel, mais le 100% demandera largement plus, sans compter les modes multijoueur, les événements communautaires et les mises à jour à venir. Enfin, avec le bracelet doré, on débloquera Legend Island et les monstrueuses épreuves comme The Colossus qui viendront parachever l’ensemble avec des défis taillés pour ceux qui aiment repousser leurs limites, un peu comme décider de courir un marathon après avoir vaguement repris le jogging le dimanche matin en ayant passé la nuit… au volant d’une Skyline GT-R sur les routes du Festival Horizon.

Il y a des petits boulots aussi, et des ruelles !

Au final, Forza Horizon 6 s’impose comme une lettre d’amour à l’automobile et au Japon, tout en étant un résumé magistral de tout ce que la série fait de mieux depuis le premier volet en 2012. L’attente depuis l’épisode 5 (quasiment 5 ans!) est largement récompensée par une carte sublime, un gameplay affûté et un contenu qui donne l’impression d’un buffet à volonté premium. Que vous soyez fan de drift urbain, de balades contemplatives ou de compétitions acharnées, le voyage vaut clairement le détour, et une fois lancé, il sera très difficile de poser la manette sans se dire que, oui, c’était encore un sacré tour de piste. Clairement, c’est le meilleur Forza jamais créé et sans aucun doute, le meilleur jeu de course actuel. Si vous aimez les voitures, vous devez jouer à Forza Horizon 6. Et n’oubliez pas : il sera disponible dès le 19 mai dans le Xbox Game Pass Ultimate !

Petite pause et on repart sur les routes !

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Et en bonus, voici notre test vidéo avec des séquences de gameplay capturées par nos soins:

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