Frame Cat nous propulse dans une aventure rétro où l’on incarne Catherine, une sorcière pas vraiment modèle qui a eu la mauvaise idée de piquer un artefact interdit. Résultat : direction une dimension maudite gardée par un Démon Chat, parce que pourquoi pas. Au programme : 15 niveaux façon années 90, des boules de feu magiques, quelques énigmes et un bestiaire qui, disons-le, aime beaucoup se transformer.

Concrètement, le jeu se présente comme un plateforme classique : on saute, on tire, on casse des murs comme si on traversait les cases d’une BD. La petite originalité, c’est que chaque ennemi a droit à sa reconversion express. L’un devient un ressort pour atteindre des hauteurs, l’autre se change en boule roulante qui fait office de bélier improvisé, et le fantôme, lui, joue à cache-cache en disparaissant une seconde. Dit comme ça, c’est original. En jeu… c’est surtout étrange.

Et c’est bien ça le problème : tout est un peu bizarre. Le gameplay n’est pas désagréable, mais il donne cette impression de patchwork où rien ne s’imbrique vraiment avec plaisir. On avance, on résout les petites situations, mais sans jamais avoir le sourire accroché aux lèvres. C’est plus de l’exécution que de la passion.
Visuellement, ça sent fort le rétro, mais du rétro un peu fatigué. Le pixel art n’arrache pas les yeux, mais il ne charme pas non plus. On dirait un hommage un peu fainéant aux années 90, plus « jeu flash oublié » que « perle indé ». Alors ok, le côté « page de BD » est mignon, mais ce n’est pas transcendant.

Côté son, la bande-son se veut rythmée et entraînante… sauf qu’au bout de quelques minutes, elle se transforme en supplice auditif. C’est le genre de mélodie qui reste coincée dans la tête, mais pas comme un tube d’été : plutôt comme une alarme incendie où l’on ne trouve pas l’interrupteur pour la couper.
Reste la carotte des chasseurs de succès : ici, les 2000G tombent comme des bonbons à Halloween. Si votre objectif est de gonfler votre Gamerscore, Frame Cat devient soudain beaucoup plus intéressant. Si vous cherchez un vrai jeu marquant, par contre… pas sûr que le contrat soit rempli.

En conclusion, Frame Cat est un jeu de plateforme qui ne transcende pas le joueur même s’il essaye d’innover un peu. Personnellement, j’ai trouvé ça bizarre dans l’ambiance et peu palpitant à jouer. Un jeu « bof/20 » j’ai envie de dire.
