Gabby et la maison magique de chez Dreamworks est un véritable phénomène chez les petites filles. Et ce n’est pas Jingorette et Shinzette qui vont me contredire. Avec son animation 3D, ses décors colorés, son univers rempli de chats… La bonne humeur et le merchandising à outrance remplissent le cœur des jeunes filles et vident le porte-monnaie des parents et du papa gâteau au cœur tendre que je suis. Quand le film sort, je suis déjà sur les starting-blocks pour faire plaisir à ma progéniture, par conséquent quand Tonton Riggs me propose le test du jeu, je vois déjà les étoiles dans les yeux de ma Jingorette d’amour.


Samedi après-midi, 17h45. Papa Jingo dévoile la “surprise”. Les yeux écarquillés sur l’écran du menu Xbox. “Papa, t’as eu Gabby ?” “Oui, ma princesse” dis-je avec un sourire aux lèvres. “Dis Papa, je peux jouer ? Dis papa, dis oui, dis, dis dis dis !” Elle était tellement excitée qu’il était difficile de refuser. Je n’avais pas vu quelqu’un d’aussi excité depuis une fameuse soirée de 2002 avec Riggs. Mais ceci est une autre histoire.

Développé par Infinigon Games et publié Outright Games qui nous ont tous surpris avec l’excellent Pat’ Patrouille World, je suis confiant sur la qualité de l’adaptation vidéoludique du titre. Première déconvenue, même si le jeu est intégralement en français, le générique d’intro reste en anglais. Jingorette ne peut s’empêcher de dire que c’est nul, en anglais. Les chansons que vous entendrez dans le jeu sont en anglais, mais le titre est bien en français, et rassurez-vous il y en a peu.

Le pitch de départ : le chat Marty est le fêtard de la bande de Gabby, l’ équivalent Dreamworks de notre Zayow national qui lui est interdit au moins de 18 ans, décide de faire une grande fiesta. Problème, il lui manque plein d’accessoires pour être au top de la hype. C’est donc Gabby et Pandy Patte qui vont devoir s’y coller et c’est parti pour 6 mondes allant du monde gâteau, au monde bateau… Chaque monde vous permettra de récupérer un objet et d’effectuer une multitude d’activités afin de customiser votre Gabby. Les enfants adorent modifier leur héros favori.


Chaque monde se termine en 15 à 20 minutes pour un enfant, activités annexes non comprises. Entre Jingorette et moi, pour les besoins du test, nous avons mis 3h50 pour faire le jeu à 100%. Mais vous le savez bien, si un enfant aime, il voudra refaire le jeu. Tout dépend de l’âge de votre enfant, je doute que après 6-7 ans l’engouement soit là, tellement le manque de challenges est évident.

Les niveaux sont constitués de phase de plateformes qui ferait passer Kirby pour un From Software et des phases de shoot’em up en scrolling horizontal ou vertical dont le seul but est de ramasser des têtes de chats. Aucun échec n’est possible, que cela soit dans les niveaux ou les mini-jeux.

Parlons des mini-jeux qui sont souvent des puzzles constitués de 3 à 9 pièces, c’est dire la difficulté. Du coloriage, ici, pas question d’éveiller l’enfant à l’art. Vous ne ferez pas de votre pique-assiette, un Picasso ! Réalisations de plat où il faut juste prendre le bon aliment façon machine à pinces des fêtes foraines et le placer dans le réceptacle, un coup de joystick et c’est bon. Des tirs sur cible, des jeux de rythme à une touche et le summum du fun, un bowling mal foutu. Tous ces jeux sont à acheter avec de l’argent in game… les sous sous de Gabby surement la chat maille, en cas de réussite en 3 étoiles, vous obtiendrait un costume de Gabby. Vous n’aurez aucune difficulté pour atteindre les 3 étoiles.


Votre enfant a entre 4 et 6 ans, elle adore Gabby. C’est le jeu qu’il lui faut. Malgré une expérience de jeu plus que limitée pour le tarif (40€). Votre enfant sera comblé, mais le délaissera peut-être vite. Retrouver ses personnages favoris est toujours un plaisir à cet âge. Profitez de la sortie du film, de l’approche de Noël, on sent tout de suite, l’aspect mercantile du produit. Le choix est cornélien entre un jeu pas exceptionnel qui sent bon l’appât du gain et la joie de votre petite fille. Difficile d’être parent ! Attendez de grosses soldes, le Black Friday ou janvier.


