Huitième épisode déjà pour Garten of Banban, une saga horrifique qui refuse obstinément de lâcher la rampe. Cette fois, Anti Devil nous promet de nouveaux ennemis, un contexte plus sombre et une avancée scénaristique censée éclairer les mystères du fameux jardin d’enfants. Sur le papier, on repart donc pour une plongée angoissante entre survie, exploration et puzzles. Dans la manette, c’est une autre histoire.

Le jeu s’inscrit directement dans la continuité des épisodes précédents, sans chercher à accueillir les nouveaux venus. Dès les premières minutes, on comprend que si vous avez décroché avant, ce n’est pas ici que vous allez vous réconcilier avec la série. Le début en prison tente bien d’apporter un peu de nouveauté, avec une ambiance plus oppressante et un cadre différent. Malheureusement, cet élan retombe assez vite, comme un ballon de baudruche percé.

Une fois sorti de la prison, on retrouve des environnements intérieurs beaucoup plus classiques, presque recyclés. Les niveaux s’enchainent sans grande surprise et reposent encore une fois sur des puzzles basés sur les couleurs. Rouge, bleu, vert, on connait la chanson et elle commence sérieusement à tourner en boucle. La résolution d’énigmes manque cruellement d’inspiration et donne souvent l’impression de cocher des cases plutôt que de réfléchir.
Le rythme, lui, est toujours aussi poussif. Les déplacements sont lents, les séquences s’étirent inutilement et l’ennui s’installe rapidement. On avance plus par obligation que par curiosité, en attendant un sursaut de tension ou une idée un peu maligne. Spoiler léger : il n’arrive que très rarement.

Visuellement, Garten of Banban 8 n’est pas vraiment à la fête. Les décors sont ternes, parfois pauvres en détails, et la direction artistique des personnages reste difficile à digérer. Ces créatures censées faire peur ressemblent surtout à des mascottes en plastique mal articulées. Les animations sont raides, peu naturelles, et cassent toute tentative d’immersion.
Le doublage n’aide clairement pas. Les voix sont souvent surjouées, parfois à la limite du ridicule, ce qui ruine encore un peu plus l’ambiance horrifique. Difficile de prendre au sérieux une situation tendue quand les personnages semblent lire leur texte avec un enthousiasme forcé. La musique, de son côté, se fait très discrète. Trop discrète même, au point d’être quasiment oubliable.

Au final, Garten of Banban 8: Anti Devil ne fait que confirmer ce que les épisodes précédents laissaient déjà entendre. La série avance, mais sans évoluer. Elle empile les chapitres sans jamais vraiment remettre en question sa formule, ni corriger ses défauts les plus évidents. Bref, cela me laisse de marbre.
