Test de Gatewalkers – La porte sans les étoiles !

Gatewalkers, petit jeu de A2 Softworks, compte bien titiller le fan d’action RPG ou de hack and slash que je suis. Car si Riggs me dit que nous avons un « un action rpg en vue de haut, à voir si cela sort du lot », j’ai l’impression, au regard des premières images que je vois, d’avoir une sorte de hack and slash. Dans les deux cas, je suis content, ce sont deux genres que j’apprécie et si en plus je peux créer mon personnage…

Et je peux le faire ! Ok, le menu n’est pas ouf mais je peux le faire. Ensuite, mon avatar va être lancé dans une quête pour explorer des failles, des donjons et aider les différents NPC qui vont réclamer mon aide. Enfin… mon aide ou celle de mon groupe car Gatewalkers peut se jouer solo ou à plusieurs. Dans le mode multi, la possibilité de faire bande à part ou de rejoindre des personnes est présente. Très vite, j’ai donc décidé de jouer solo pour explorer à mon rythme et je dois dire que niveau suspense, histoire… Gatewalkers n’est pas plus dingue que ça. Une fois le cadre posé, c’est presque oubliable, on est là pour enchaîner le donjon suivant.

Sympa le séjour !

Mais on ne peut pas dire que cela soit fait avec panache car Gatewalkers semble daté dans sa technique. Un jeu qui ferait sympa dans les années 2000 mais qui bave de partout de nos jours. L’ambiance sonore est à l’avenant et je ne peux pas dire que techniquement, j’ai eu des paillettes dans les yeux (Kévin).

Pour le gameplay, Gatewalkers oscille entre deux grands modes sans parvenir à être bon dans les deux. Dans le mode récolte/crafting, c’est bête et méchant. Rien de difficile mais rien de très bandant pour autant. Du déjà vu et l’intérêt me passe au-dessus. Je ne suis pas toujours passionné par cet aspect et Gatewalkers ne m’a pas aidé à changer d’avis là-dessus. Pour la partie hack & slash, c’est déjà mieux. Le jeu propose diverses armes à distance ou au corps à corps, que ce soit magique ou non. Après avoir testé les diverses armes de départ, j’ai opté pour une grosse hache à deux mains au grand dam de Riggs qui constate une fois de plus ma passion pour les grandes armes ! Chaque arme est viable dans Gatewalkers, pour avoir essayer, chacune, je dois dire que jouer avec le bouclier, les épées doubles, l’arc, ou la magie (corps à corps ou distance), ça le fait ! Gatewalkers ne donne pas l’impression de prime abord de favoriser telle ou telle approche.

Tous derrière Riggs !

De plus, la prise de niveau laisse voir des possibilités vraiment sympa pour développer un personnage à notre main. Dès lors, je suis un peu attristé de voir que Gatewalkers « perd » du temps et de l’énergie avec une partie récolte alors qu’il pourrait se concentrer sur la partie action. Car à vouloir courir deux lièvres à la fois, la partie action en pâtit aussi et est assez brute de fonderie. Elle perd en dynamisme et du coup, cela vient freiner notre envie d’explorer pleinement le jeu.

Gatewalkers a de bonnes idées, des possibilités de fun solo ou multi mais il se perd avec une technique datée et à vouloir courir trop de lièvres à la fois.