Test de Ghetto Zombies: Graffiti Squad – Ghetto blaster !

Les jeux de zombies en vue du dessus, on en a mangé à toutes les sauces ces dernières années. Entre les roguelites ultra‑exigeants et les shooters nerveux, le genre est devenu très codifié. Difficile, donc, de proposer quelque chose de vraiment différent sans tomber dans la redite. C’est pourtant dans ce terrain déjà bien balisé que Ghetto Zombies: Graffiti Squad décide de faire parler la bombe de peinture autant que les flingues.

Piou piou piou

Le jeu propose une direction artistique immédiatement reconnaissable, mêlant pixel art coloré et ambiance urbaine très marquée. Les environnements, inspirés de quartiers populaires envahis par les morts‑vivants, débordent de détails, de tags et de néons criards. Les explosions de zombies repeignent littéralement l’écran de vert, dans un joyeux chaos visuel parfois chargé mais toujours lisible. Les animations, volontairement exagérées, renforcent le ton décalé et assumé du jeu. La bande‑son, rythmée et très orientée hip‑hop / électro, accompagne efficacement l’action et donne une vraie identité à l’ensemble.

Qui pour une léchouille ?

Manette en main, Ghetto Zombies: Graffiti Squad se montre immédiatement accessible. On tire, on esquive, on recharge et on nettoie les rues à coups d’armes improbables. Chaque personnage du squad possède ses propres capacités, ce qui encourage à varier les styles de jeu. Le système de progression repose sur l’amélioration de l’équipement et le déblocage de nouvelles armes toujours plus absurdes. Le graffiti n’est pas qu’un élément esthétique : il sert aussi de mécanique de gameplay, obligeant le joueur à prendre des risques pour contrôler les zones. Les niveaux sont courts, intenses et pensés pour des sessions rapides, avec une difficulté qui monte progressivement sans être brutale.

Target Acquired

Malheureusement, tout n’est pas aussi propre que la peinture fraîche sur un mur. À force de vouloir en mettre plein la vue, le jeu peut parfois devenir confus, notamment lorsque l’écran se remplit d’ennemis, d’effets visuels et de projectiles. La lisibilité en prend un coup dans les phases les plus chargées. La répétitivité peut également s’installer sur la durée : malgré la variété des armes et des ennemis, la structure des missions reste très similaire, ce qui peut lasser sur les longues sessions. L’intelligence artificielle, sans être catastrophique, manque parfois de finesse, avec des comportements prévisibles ou des pics de difficulté mal équilibrés.

Et ca tag !

Ghetto Zombies: Graffiti Squad est avant tout un jeu généreux, fun et sincère, porté par une identité visuelle forte et un univers rarement exploité de cette manière. Son gameplay efficace et son rythme soutenu en font un excellent défouloir, surtout pour les amateurs de shooters arcade. Malgré quelques soucis de lisibilité et une répétition qui finit par se faire sentir, le titre réussit à se démarquer grâce à son style et son énergie communicative. Un jeu imparfait, mais attachant, qui ose sa propre voie dans un genre saturé.