Test de Giant Machines 2017 – On envoie une navette en orbite

Qui ne s’est jamais demandé ce que ça faisait de conduire ces engins monstrueusement immenses que l’on voit dans les films ? Avec Giant Machines 2017, on peut enfin prendre en main ces monstres d’acier… mais alors, qu’est-ce que ça vaut ?

Léger le camion

Après être sorti sur PC il y a quelques années, Giant Machines 2017 débarque enfin sur nos consoles de salon. On peut donc découvrir cette licence de Code Horizon qui propose pas moins de quatorze missions, pour environ huit heures de jeu, où l’on manipulera sept engins hors normes dans des missions reliées par un fil conducteur, jusqu’à une apothéose finale.

Dès le début, le jeu vous met dans le bain. On commence en prenant une petite voiture pour se rendre sous une tente où se trouvent des câbles hydrauliques à réparer afin de mettre en route la machine (Jingoro, calme-toi). Sauf que l’engin en question a la taille d’un immeuble de dix étages, et le fameux câble est à brancher tout en haut… autant dire qu’il faut éviter de tomber. Une fois quelques mini-objectifs effectués, comme rallumer des ventilateurs, on prend enfin en main la bête et là… mon dieu que c’est lent. Cinq minutes pour parcourir trente mètres, c’est long, très long. Une fois en place, on doit pulvériser une montagne pour récupérer des matériaux. Cette partie était plus cool, même si la lenteur restait pesante. Le seul détail qui m’avait interpellé, c’est que l’aspect “simulation” semblait absent : on avançait, on utilisait la scie géante, et basta.

C’est à partir de la deuxième mission que les choses deviennent intéressantes. Là, on retrouve enfin l’aspect simulation que j’aime : surveiller la surchauffe, vérifier la pression des vérins, lubrifier les lames de scie, etc. Autant dire que ça devient tout de suite plus technique et, personnellement, j’ai vraiment apprécié.

Giant Machine 2017 ne cherche pas à vous faire péter un câble à cause d’une difficulté excessive : on est bien guidé, et même si l’aspect simulation peut paraître contraignant, ça reste accessible et plaisant.

Tractopelle de compet’

Une fois la dernière mission effectuée (où vous envoyez une navette en orbite — oups, spoil), on débloque le mode time attack, qui pousse à refaire les missions en battant ses temps et en récoltant des médailles. Pour les amateurs de challenge, c’est plutôt sympa.

Techniquement, on sent que c’est un jeu de 2017, clairement dépassé par rapport aux standards actuels. Mais il faut reconnaître que les engins sont particulièrement bien modélisés : la priorité était clairement mise sur eux plutôt que sur les décors.

Le gameplay, lui, reste très lent, ce qui peut devenir lassant à la longue. Heureusement, la partie audio relève un peu le tout, avec une bande-son rock bien sympa qui accompagne l’action.

C’est bien du roché hein

En résumé, Giant Machines 2017 est un jeu sans prise de tête, mais qui accuse sévèrement son âge. La suite de missions est plaisante à parcourir, à condition d’aimer la simulation et d’être patient, car la lenteur des engins risque de faire craquer plus d’un joueur au bout de quelques heures consécutives.