Vous vous souvenez de Glover? Non je ne parle pas de Danny, trop vieux pour ces conneries, mais de ce « classique » des années 90 qui revient sur le devant de la scène, comme un vieux pull moche qu’on aurait dû laisser au fond du placard. Dans ce jeu de plateforme 3D, on incarne un gant magique dont la mission est de sauver le royaume en roulant, sautant et manipulant une balle magique. Mais autant vous le dire tout de suite, même avec toute la magie du monde, ce n’est pas gagné.

Je ne vais pas mettre de gants pour ce test : Glover, c’est de la daube en barre. Visuellement, le jeu nous ramène directement en 1998, avec ses polygones taillés à la serpe, ses textures aussi fades qu’un bol de céréales sans lait et une direction artistique qui ferait vomir un arc-en-ciel. L’herbe, par exemple, ressemble au vomi radioactif d’un chien malade, un détail charmant qui donne tout de suite envie d’éteindre la console.

Déjà, à l’époque de la Nintendo 64, Glover n’était pas un bijou visuel. Mais là, avec juste un petit coup de polish graphique pour éviter la pixelisation sur nos écrans HD, c’est comme si on avait mis un pansement sur une jambe de bois. Et le célèbre brouillard de la N64 est toujours présent, histoire de bien nous rappeler les pires moments de Superman 64. Vous savez, ce fameux jeu où notre héros en slip volait dans un brouillard épais, comme s’il avait perdu ses lunettes de vue.

Et ce n’est pas le gameplay qui sauvera l’affaire. La caméra, c’est un véritable carrousel pour l’estomac : elle bouge dans tous les sens, souvent à contre-courant de la logique humaine. Inverser les axes ? Bien sûr, pourquoi pas, histoire de rendre le tout encore plus injouable ! Tourner la caméra à gauche pour l’orienter à droite, c’est comme si Glover était dirigé par un GPS en mode sabotage.

Je vois déjà certains nostalgiques s’insurger : « Oui mais c’est parce que tu ne maîtrises pas le jeu ! » Écoutez, je n’ai pas eu besoin de m’infliger 10 heures de torture pour apprécier Super Mario 64. Quand un jeu est bon, il est instinctif, il coule de source. Ici, on rame dans du béton frais.
Côté ambiance sonore, c’est du même niveau : une musique d’ascenseur insipide et des bruitages dignes d’une bouche de gosse de maternelle. C’est simple, on a presque envie de couper le son et de jouer en silence, ce qui est rarement bon signe pour un jeu vidéo.

Quant à la durée de vie, elle est d’environ 6 à 7 heures, mais honnêtement, je ne vois pas qui aurait le courage ou la folie nécessaire pour aller jusqu’au bout. À moins d’avoir perdu un pari, je recommande plutôt de passer ce temps à faire n’importe quoi d’autre, même regarder de la peinture sécher serait plus gratifiant.
En conclusion, Glover est un jeu qui aurait dû rester sur Nintendo 64, et encore, déjà à l’époque, ce n’était pas glorieux. Quel intérêt de jouer en 2025 à un titre qui était déjà moyen-bof en 1998 ? Comme dirait Jingo : « Qui est la cible ? » Comme répondrait Riggs : « Certainement pas moi ! » Bref, si ce gant est magique, il faudrait peut-être l’utiliser pour faire disparaître ce jeu une bonne fois pour toutes.
