Test de Golem Lights – La lumière au bout du tunnel

Préparez-vous à jouer au mage le plus flemmard de l’histoire de la fantasy, celui qui sauve le monde non pas avec une épée ou un sort épique, mais en tournant des lampes comme s’il bossait chez Ikea un dimanche pluvieux. Golem Lights vous propose donc de faire mumuse avec des faisceaux lumineux pour réveiller des créatures de pierre et tracer votre chemin jusqu’à un cristal mystérieux. Sur le papier, ça sent le puzzle relaxant façon zen gaming, une sorte de retraite spirituelle entre deux parties de Call of Duty. En pratique… disons que même un golem endormi pourrait s’ennuyer ferme.

L’ennui en 1 image

Du côté des graphismes, le jeu ne déclenche ni une crise d’épilepsie ni un coup de foudre graphique, mais globalement c’est plutôt moche. Les environnements sont ternes et pixelisés, avec des biomes qui donnent surtout l’impression d’être recyclés comme un vieux décor de série B. La lumière, pourtant au cœur du concept, manque de panache et de magie. On est plus proche d’une veilleuse Ikea que d’un rayon mystique à la Indiana Jones.

Coucou les potes !

Concernant le gameplay, on atteint rapidement un niveau de profondeur digne d’une flaque d’eau. Le concept repose entièrement sur le fait de pivoter des sources lumineuses pour éclairer des golems, qui se réveillent comme des étudiants à 8h du matin, puis de les orienter à leur tour. Voilà, c’est tout. Niveau interactions, c’est minimaliste, voire archaïque, avec une mécanique qui tourne en rond plus vite qu’un PNJ coincé dans un mur. Après quelques niveaux, la lassitude s’installe et le cerveau passe en mode économie d’énergie. Même des jeux mobiles gratuits proposent parfois plus de variété.

Il est où ???

Pour la bande-son, préparez-vous à embarquer dans un ascenseur direction l’ennui absolu. La musique est tellement générique qu’elle pourrait tourner dans une salle d’attente de dentiste sans que personne ne s’en rende compte. Aucun thème marquant, aucune montée en tension, juste un fond sonore qui accompagne mollement votre lente descente dans la monotonie. On est loin d’un moment épique, plutôt dans un ASMR soporifique.

Concernant la durée de vie, le jeu propose une soixantaine de niveaux, ce qui pourrait sembler honnête… si chacun d’entre eux n’était pas une variation du même puzzle. La progression ne surprend jamais et l’envie d’aller jusqu’au bout tient surtout à la promesse d’un 2000G facile, clairement le véritable boss final ici. Et pourtant, même avec cet objectif, les bugs et plantages viennent régulièrement casser le rythme, ajoutant une frustration supplémentaire à une expérience déjà bien fade.

La magie… bref c’est chiant

Pour conclure, Golem Lights donne l’impression d’être une démo étirée jusqu’à craquer, un concept qui aurait pu faire un mini-jeu sympa dans un Tomb Raider mais qui devient ici un marathon soporifique. Entre gameplay répétitif, technique capricieuse et ambiance aussi captivante qu’un fond d’écran Windows, difficile de trouver une étincelle dans tout ça. Même les golems semblent s’ennuyer, et franchement, on les comprend.