Dans Goodwill Scrolls, on incarne un personnage lancé dans une aventure en 2D à travers trois mondes remplis de pièges, d’ennemis et de trésors. À coup de sauts millimétrés et de dashs salvateurs, le but est simple : choper une clé, ouvrir un coffre et prouver que la résilience, c’est aussi valable pour les joueurs frustrés.

Dès les premiers instants, un problème saute aux yeux : notre héros est minuscule. Si petit qu’on le confondrait presque avec un pixel mort sur ma TV 85 pouces. Ce choix de design nuit clairement à la lisibilité, ce qui est un comble pour un jeu de plateforme exigeant. La précision est essentielle dans ce type de gameplay, et ici, elle en prend un coup. Du coup, les sauts et les dashs manquent de justesse, surtout lorsqu’il faut enchaîner des manœuvres précises entre des pics et des fosses béantes.

Graphiquement, Goodwill Scrolls joue la carte du minimalisme, mais pas du bon côté de la barrière. C’est du pixel-art fainéant, avec des animations pauvres qui nous rappellent que la période 8 bits cela piquait souvent les yeux. Les décors sont vides et répétitifs, et les niveaux manquent cruellement de variété. En quinze stages, on voit tout ce que le jeu a à offrir… et ce n’est pas grand-chose.

Sur le plan de la bande son, c’est un mélange étrange. Les musiques sont plutôt agréables, certaines même étonnamment réussies, mais les bruitages viennent tout gâcher. Un saut ? Bruit sec et métallique. Une mort ? Un son strident qui fait regretter d’avoir laissé le volume. Le contraste est flagrant et gâche une partie de l’ambiance sonore qui aurait pu être un point positif.

Le level design repose sur des mécaniques classiques : pièges, ennemis, plateformes mobiles… mais tout cela sans réelle innovation ni moment marquant. Il faut souvent recommencer des séquences entières à cause d’une hitbox capricieuse ou d’un saut raté au pixel près. Les checkpoints au milieu des niveaux sauvent un peu la mise, mais ils ne suffisent pas à éviter l’envie de désinstaller le jeu.
Au final, Goodwill Scrolls est un jeu de plateforme qui mise sur la difficulté, mais oublie l’essentiel : le plaisir. Trop imprécis, trop répétitif et pas assez inspiré, il fait partie de ces titres qui ne laissent pas vraiment de souvenir, même pour les amateurs du genre. Une épreuve de patience qui prouve bien que la persévérance, c’est bien… mais qu’un bon jeu, c’est mieux.
