Test de Goosebumps: Terror in Little Creek – La chair de poule ?

Si tu voulais avoir la chair de poule, Goosebumps: Terror in Little Creek va plutôt te filer… des frissons de frustration. Ici, on incarne Sloane Spencer, ado larguée dans une petite ville pas si tranquille, où des monstres et mystères dignes de R.L. Stine pullulent dans chaque recoin brumeux. Théâtre abandonné, bibliothèque sinistre, rues désertes : tout y est pour créer l’ambiance. Sur le papier, c’est alléchant, surtout pour les nostalgiques des bouquins Chair de Poule. Mais une fois la manette en main, l’effet se dissipe plus vite qu’un jumpscare raté.

Théo le 31 octobre

Visuellement, le jeu fait illusion quelques minutes grâce à son style cartoon gentillet. Mais très vite, on voit les limites : textures fades, décors vides, animations raides comme un squelette mal huilé. Et ces satanés murs invisibles qui bloquent l’exploration ? Ils rappellent qu’on n’est pas dans une grande production mais dans un couloir balisé où l’immersion se heurte au vide. Bref, pas moche, mais clairement daté.

Redge qui rase les murs

Heureusement, l’ambiance sauve un peu la mise. Le jeu réussit à capter le ton de Chair de Poule : un petit frisson, jamais trop effrayant, histoire de convenir aux enfants (disons à partir de 8-10 ans, en dessous ça risque d’être cauchemars assurés). C’est creepy-light, du genre à faire peur sans traumatiser, et ça, c’est bien dans l’esprit de la licence.

Tchoupi c’est toi ?

Côté audio, on oscille entre le correct et le moyen. Les musiques collent plutôt bien au ton mystérieux, mais les doublages anglais sonnent plats, et certains bruitages finissent plus agaçants qu’inquiétants. Mention spéciale aux râles des monstres, dont ce Predator sous-doué avec son nez bouché : on croirait plus à une sinusite qu’à une menace surnaturelle.

Des moments frustrants

Le gameplay, lui, fait partie des points faibles. Les énigmes sont la meilleure partie : elles demandent un peu de réflexion et collent bien au genre. Par contre, l’action… aïe. Le lance-pierre manque de punch, les combats traînent et le personnage est aussi lourd qu’un frigo. Les séquences avec le livre magique, où il faut dessiner des formes, auraient pu être sympa, mais c’est imprécis et ça casse complètement le rythme.

Ca manque de vie

Ajoute à ça une durée de vie d’environ six heures, et tu as un jeu qui ne traîne pas trop en longueur mais qui laisse un goût mitigé. On se dit qu’il y avait matière à plus, mais le manque de finition et un rythme poussif empêchent Little Creek de vraiment hanter nos mémoires.

En conclusion, Goosebumps: Terror in Little Creek est une adaptation fidèle de Chair de Poule mais reste un jeu plutôt moyen, la faute à des carences techniques et un rythme trop mou du genou. Mais les fans de la licence apprécieront sans doute le voyage, ne serait-ce que pour retrouver un peu de nostalgie dans cette petite ville hantée.