Test de Griffin – Du vieux pour les vieux ?

J’ai lancé Griffin, sur Game Gear ou c’était sur Xbox Series X, je ne sais plus. Rapidement, j’ai compris : ce shoot’em up n’est pas un exploit technique. Son pixel art simple, ses gros projectiles visibles et son gameplay à rythme lent m’ont donné l’impression d’un tank solitaire avançant dans un désert sans âme. Le jeu mise sur le calme : peu d’ennemis affichés à l’écran, un scrolling contrôlé, assez proche de vieux titres que seul Jingoro a connu Day One.

Manœuvrer un tank avec ce feeling nerveux c’est agréable cinq minutes malgré le cadre simpliste. Pourtant la partie ne dure pas. Quatre niveaux seulement, trois obligatoires à rejouer pour débloquer une vraie fin. Tout se boucle rapidement : entre 10 et 30 minutes, selon la dextérité. Quand j’ai atteint la deuxième partie, j’ai ressenti un manque : pas de nouvelles attaques, pas de nouveaux ennemis, juste un défi un peu plus dur. Ni tableau de scores, ni rejouabilité… J’ai senti que l’expérience ne voulait pas durer.

La musique, souvent en boucle courte, m’a rapidement agacé. À la longue, j’ai fini par couper le son. Enfin, les images statiques entre certains niveaux, notamment celle de l’héroïne en tenue suggestive, m’ont paru datées, ça plaira aux vieux barbus cela dit.

Malgré tout, Griffin est un petit jeu calibré pour une expérience concise, sans prétention. Il rappelle que le genre shmup peut se jouer au ralenti, quand patience et stratégie priment sur l’action frénétique.