On le savait depuis quelque temps… Acclaim, créateur mythique de NBA Jam et Mortal Kombat, renaît en tant qu’éditeur et un de ses premiers super poulains est Ground Zero Hero.

Véritable ode à Vampire Survivors et aux séries d’animation US telles que Rick et Morty, mais aussi à Matt Groening (Les Simpsons, Futurama), le jeu nous emmène dans un univers totalement barré et post-apo.

Vous contrôlez un humain qui doit faire face à des vagues d’ennemis. Comme tout jeu de type Vampire Survivors. Ce qui change ici, c’est l’univers déjanté : les ennemis sont plus débiles les uns que les autres. Du yéti aux zombies, en passant par Dracula et les coups de pied aux ours pour qu’ils se mettent en rage et nettoient l’écran. Imparable !

Chaque ennemi battu vous donne une dose de mutagène. Une fois votre tube à essai rempli, vous choisissez votre arme, enfin votre mutation. Vous pouvez choisir le bras tentacule, les boules de feu, des œufs de poulet explosifs qui sortent de votre fondement. Portnawak ! Une fois boostées de temps en temps, elles auront même un spécial dévastateur comme un homme-poulet qui tire des œufs dans un arc-en-ciel de couleur et de destruction. C’est tellement con qu’on regrette juste qu’il n’y en ait pas plus.


Le but, contrairement à son modèle, n’est pas de tenir 30 minutes mais de détruire 10 000 ennemis avec un cycle jour/nuit qui influe sur l’apparition d’ennemis spéciaux et la résistance de vos ennemis. Vous pourrez vous cacher dans des bunkers afin d’éviter cela et rester safe, voire sauvegarder. Mais avouons-le clairement, cette option n’est envisageable que si, comme le pôle vidéo du XON, vous êtes un FRAGILE !

Une fois le quota rempli, vous affrontez un boss. Toujours le même mais avec des patterns différents. Dommage ! Les stages sont variés mais classiques : le désert, la forêt, la neige, l’espace… mais regorgent de petites trouvailles. Bémol quand même : quand Vampire Survivors vous propose une carte définie avec un level design pensé, Ground Zero Hero nous livre un monde sans structure où vous avancez sans but et retrouvez disséminées quelques gourmandises ou points d’attrait, et c’est assez frustrant !

2 jauges sur votre personnage sont disponibles. Une jauge de vie classique et une jauge de bonbons. Cette dernière, une fois vide, vous fera perdre également de la vie. Cela a pour but de vous mettre constamment en mouvement afin de chercher votre dose de sucreries.

Même si la magie opère moins qu’un Vampire Survivors, le jeu n’est pas désagréable et il m’a fallu 8 h pour le finir quasiment à fond. Un bon rapport qualité-prix. Un univers cartoon délirant, une méta-progression afin de booster votre perso, tout est fait pour que vous passiez un agréable moment. Bien sûr, c’est répétitif mais c’est le style de ce type de jeu, quelques ralentissements de-ci de-là même sur Series X. Mais ce qu’il fait, il le fait pour notre plaisir et on sent que ce solo dev est une personne qui veut faire plaisir à ceux qui jouent à son jeu en gardant un esprit déjanté et c’est sans doute pour cela que le nouvel Acclaim l’a choisi. L’ADN de la marque : le FUN.


