Gruniożerca Trilogy est une compilation qui sent bon la naphtaline vidéoludique. On y incarne Grunio, un cochon d’Inde affamé qui traverse trois petits jeux rétro parfaitement assumés, remis sur pied pour tourner proprement sur des machines modernes. C’est de la NES ressuscitée, du pixel carré revisité, une petite madeleine 8 bits pour ceux qui ont connu l’époque où souffler dans une cartouche était considéré comme du support technique officiel.

Le premier jeu propose une sorte de Tetris en mode hamster sprinteur. Grunio doit attraper des carottes, mais attention, pas n’importe comment: il faut changer sa couleur en fonction de celle qui tombe, sinon c’est l’exécution immédiate. Le concept est simple, efficace, et clairement pensé pour occuper cinq minutes pendant que la pizza chauffe. Les carottes tombent de plus en plus vite, Grunio panique, et votre pouce fait du sport. On ne va pas se mentir: c’est mignon, mais ça reste plus basique qu’une soupe en sachet.
Le deuxième jeu passe en mode plateforme réflexion. Ici, Grunio peut construire des blocs pour grimper et atteindre la sortie. Sur le papier, ça ressemble à un petit casse-tête presque malin. En réalité, on sent le petit budget, la NES d’époque et la programmation qui devait sûrement être faite sur un clavier bancal dans une cave humide. Ça fonctionne, mais on n’est jamais vraiment surpris. C’est du puzzle carré, au sens propre comme au figuré.

Le troisième épisode, lui, joue la carte du mini-labyrinthe où il faut sauter sur les bonnes cases dans le bon ordre pour atteindre l’arrivée. Une mécanique qui aurait pu être sympa… en 1991. Aujourd’hui, ça fait un peu jeu éducatif oublié au fond d’une salle de classe, avec un instituteur qui espère encore que vous vous amusiez. Clairement, le fun se cache quelque part hors écran.
Côté habillage, la musique MIDI vous tapote sur le nerf auditif comme un voisin qui répète du xylophone depuis trois heures. Les graphismes varient de laid à franchement moche selon l’épisode, avec un style retro qui aurait peut-être gagné à être réinterprété plutôt que simplement dépoussiéré. Oui, c’est fidèle à la NES, mais parfois trop fidèle, comme un cosplay de Mario fait avec un pyjama rouge et des boutons cousus à la main.

En conclusion, Gruniożerca Trilogy est une compilation de 3 jeux qui n’ont strictement aucun intérêt ludique en 2025. Après, si vous jouez encore à la NES tous les soirs, foncez, mais faudra consulter après.