Halloween arrive à grand pas (oui, bon, on a encore du temps mais on n’a jamais été aussi proche d’Halloween cette année) et c’est l’occasion de s’y préparer avec un jeu basé sur une série de films cultes. Le genre de saga qui donne envie de se faire un marathon film avec pop corn et bloody mary !
Halloween tente le pari du jeu asymétrique. Le genre de truc un peu casse gueule où certains jouent un camp face à un autre qui a plein de powa ! Le genre de truc qui peut foirer dans les grandes largeurs comme Killer Klowns From Outer Space ou qui peut réussir comme Ghostbusters Spirit Unleashed dont le plaisir est tel que j’ai envie de relancer une partie rien que d’en reparler ! Ici, nous aurons un classique du slasher : des habitants lambda fasse à un tueur que rien ne semble pouvoir arrêter !

Et quel tueur puisque nous pouvons incarner Michael Myers. Comme c’est fait par Illfonic, les mêmes studios que Friday the 13th ou The Texas Chainsaw Massacre, il faut donc croire qu’ils ont trouvé leur style mais je ne peux m’empêcher de penser qu’un petit « crossover » aurait été chouette. Du genre, aléatoirement ou choisi, on a un tueur différent pour s’en sortir. Cela aurait fait de prime abord un petit changement rigolo. Mais revenons à notre ami Michael !
Le jeu propose de nous familiariser avec lui via un mode histoire qui est en fait une sorte de gros tuto. On y découvre l’histoire du tueur mais également comment utiliser ses capacités au mieux. On a notre « fusion avec l’ombre » par exemple qui est un bel hommage au genre car il « justifie » comment le tueur qui semble marcher au ralenti est toujours devant nous ou comment il a pu entrer sans faire de bruit pour nous attendre dans le placard. J’ai apprécié ce mode et j’aurais pu jouer à un jeu entièrement solo où je tâche de faire du « score » en tuant avec style et efficacité diverses cibles dans la ville. On coupe l’électricité, on fait le stalker, on choisit l’exécution, on planque ou l’on affiche le corps… Bref, de quoi s’amuser dans ce court mais intéressant mode.

Ensuite, on a le cœur du jeu : le mode multi. Tout repose dessus. Là, on aura Mickey contre des joueurs/habitants du quartier. Enfin… quand je dis quartier, je dis zone impossible de s’échapper sauf selon les codes du jeu. La zone est entourée de murs invisibles. En vrai, j’aurais taillé la route depuis un bail avec un nain de jardin sur la plage arrière en disant : « t’inquiète Riggs, je reviens avec du renfort ». Quand on incarne un habitant, il faut donc se préparer à être plutôt frustrer : déplacement, inventaire, actions… Rien n’a de sens car même après que la moitié des maisons du quartier aient appelé la police, les gars en bleu sont toujours en train de manger des donuts. De plus, la moitié des voitures semblent en panne ou inutilisables…
Mais ce n’est pas le pire car pour moi ce fût les moments où j’ai fait les bons inputs pour une action et que ça foire. Notamment quand le tueur m’a attrapé, j’avais été plus vif que lui sur les touches à activer mais il ne s’est rien passé. On voit d’ailleurs que d’un groupe à l’autre, la qualité des parties sera grandement impactée et que finalement, après quelques essais, on aura trouver la recette pour s’en sortir relativement.

Relativement car Michael est le personnage qui, comme dans les films, peut encaisser, peut vous soulever d’un bras et qui sera grandement menaçant. Je regrette qu’en multi, le travail d’approche ne soit pas aussi payant : on prendre moins le temps de stalker, de couper l’électricité ou de se planquer ici ou là. Il suffira souvent de marcher vers nos cibles ou agitant son couteau.
A cela s’ajoute un moteur sans éclat qui fera le job mais qui sera limité au niveau des actions et de la rigidité de ces dernières. Dire que l’ensemble de la ville joue avec des balais est un euphémisme. Ceci dit, j’ai apprécié le travail sonore qui correspond bien à l’idée de ce genre même si le côté bordélique du multi vient gâcher l’ambiance inquiétante que l’on devrait avoir et que l’on savoure dans le mode solo.
Halloween sera rigolo si vous avez une bande de pote car il va vite montrer ses limites autrement. Même comme ça, on sentira vite une certaine lassitude et c’est dommage car le mode « solo », je l’ai vraiment apprécié. Ce jeu serait plus sympathique en mode « crossover » et avec un petit affûtage qui permettrait de trancher avec côté série B du jeu vidéo.
