Hell is Us est un jeu Nacon qui débarque pour la rentrée des classes. Cela dit, je n’ai pas attendu de faire mon cartable pour me pencher sur ce jeu car un gars à l’attitude cool avec une belle épée sur l’épaule, ça me parle ! J’ai envie d’aller voir ce qui m’attend, j’ai envie d’explorer et de voir comment bouge ma lame !

Vous incarnez Rémi, un gars qui s’est fait prendre en train de rentrer dans un pays qu’il n’aurait pas dû. Cela ressemble un peu aux Balkans mais avec des sortes de démons ou créatures chelou. Notre gars entreprend donc de raconter pourquoi il est là, attacher à cette chaise et comment il a fait son coup. En gros, vous avez déserté les forces de l’ONU pour tenter de rentrer dans votre village duquel vous vous étiez échappé (merci maman) quand vous étiez gamin. Pourquoi ? Pour trouver papa, le forgeron local ! Un prétexte ? Peut-être mais c’est l’occasion d’aller explorer le monde de Hell is Us.

Les premiers pas, les premières 15 min sont déroutantes. On dirait presque un jeu d’exploration/énigmes qui emprunterait ses puzzles à Resident Evil et Skyrim. On sent une ambiance mais ça semble maladroit et moi qui attendait de l’action, je suis donc resté patient. Puis on déboule sur notre première créature, une nana vient pour nous sauver en virevoltant mais elle se fait avoir. On lui prend donc son matos : cape classe, épée et drone pour aller taper nos premiers ennemis. Le jeu commence enfin. Un premier labyrinthe qui mènera après 45min de jeu au vrai début du jeu ! Si le début était un peu longuet, une fois l’épée en main, ça devient sympa avec ses couloirs lugubres, les bastons, etc.

Car de prime abord, Hell is Us, ce n’est pas une claque visuelle. C’est assez daté, les textures manquent de détails, les animations ne sont pas folles et la modélisation des humains est rigide. On a cependant, un effort de fait sur la mise en scène avec les villes en ruines, les créatures qui rodent et quelques points de vue intéressants.
Pour le gameplay, c’est du Souls mais nous avons le choix dans la difficulté. Cela rend l’expérience accessible à tous car en « facile », Hell is Us est assez abordable et nous permet de bien prendre en main le jeu sans être puni à chaque erreur. Un choix qui m’avait également plu dans d’autres Souls comme Asterigos ou Lies of P pour ne citer que ceux là et en restant sur des productions modestes. Cela dit, Hell is Us est assez rigide et le manque de personnalisation véritable de notre héros, on a certes quelques armes qui deviendront plus forte à mesure qu’on les utilise, on aura notre drone pour avoir des compétences.

On note également dans Hell is Us , la volonté de fonctionner sans cartes, sans objectifs illuminés et avec des énigmes à l’ancienne. Un côté exploration qui ravira les curieux et qui incite à explorer et à revenir parfois sur ses pas pour découvrir ce que telle ou telle porte pouvait bien receler.
On peut dire qu’Hell is Us n’est pas nickel à bien des aspects mais qu’il compense par un univers et des niveaux qui donnent envie d’aller voir ce que l’on peut trouver.