Herd Dispatch, c’est le jeu où vous devenez le régulateur aérien… mais pour des moutons. Sauf que personne n’a prévenu les moutons, qui continuent de bêler comme si vous étiez leur berger personnel. Le but : aiguiller chaque mouton vers le bon enclos selon sa couleur, en manipulant des aiguillages façon train miniature. En théorie, c’est malin. En pratique, c’est un peu comme essayer de trier des chaussettes dans un lave-linge en marche.

Le souci principal, c’est la lisibilité. Les couleurs des moutons sont tellement proches les unes des autres que j’ai régulièrement envoyé un mouton rose clair dans un enclos rose foncé en jurant que c’était la même teinte. Résultat : le jeu me punit avec un petit « baaa » déçu, et moi je me demande si je suis daltonien ou si le jeu a juste décidé de me tester. En plus, les aiguillages ont des comportements parfois capricieux : switcher au mauvais moment, et le mouton ignore votre commande comme si vous étiez un PNJ sans quête.

Malgré ça, il y a un vrai plaisir à trouver le bon rythme, à enchaîner les switchs de junctions comme un DJ sur ses platines, et à voir les moutons arriver à bon port. Mais la lassitude pointe vite : 30 niveaux, toujours le même principe, aucune variation de vitesse ou de mécanique. Herd Dispatch reste un puzzle correct, mais il manque de polish et de variété pour vraiment accrocher. C’est le genre de jeu qu’on lance en fond pendant un podcast, et qu’on oublie aussi vite qu’on l’a fermé.
