Hexa Chippy nous propose une aventure toute mignonne où l’on guide des écureuils un peu trop sages à travers des chemins hexagonaux remplis de noisettes. L’objectif est simple : ramasser chaque noisette et ramener les Chippys au terrier en un seul morceau. Le jeu aligne 30 niveaux faits main répartis sur trois saisons, printemps, été et automne, avec une promesse de réflexion douce et relaxante au cœur de la nature.
Dès les premières minutes, on comprend immédiatement le cœur du gameplay. Il faut faire pivoter et déplacer des tuiles pour créer un chemin continu. Une fois le puzzle validé, les écureuils avancent tout seuls comme des grands. Chaque mouvement compte, mais la formule reste ultra classique. On observe, on tourne les pièces, on teste, on relance. Exactement ce que l’on attendait, ni plus, ni moins.

Le jeu tente d’adoucir l’expérience avec un système d’indices et une option de mélange pour relancer un niveau autrement. Dans les faits, ces aides servent surtout à fluidifier une progression très balisée. Les niveaux ont une solution bien précise et la marge de manœuvre est limitée. On est plus dans l’exécution méthodique que dans la créativité.
Visuellement, Hexa Chippy joue la carte du charme. Les décors saisonniers sont agréables à l’œil, les écureuils sont mignons et l’ensemble est propre. Mais comme souvent, ça manque de caractère. On a l’impression d’avoir déjà vu ces tuiles, ces animations et ces ambiances dans une bonne moitié des productions similaires.

L’ambiance sonore accompagne gentiment la réflexion sans jamais s’imposer. Les musiques sont discrètes, presque transparentes, et finissent par se fondre dans le décor. Rien de désagréable, mais rien de mémorable non plus.
La durée de vie est calibrée pour ce type de jeu. Trente niveaux, une difficulté progressive et un 2000G qui tombe sans trop forcer pour les amateurs de succès. De quoi occuper quelques sessions sans prise de tête, mais sans réel frisson non plus.
En conclusion, Hexa Chippy est encore et toujours un jeu de réflexion où on pivote des tuiles. C’est redondant et peu palpitant. Cela reste chill, pas forcément mauvais, mais cela commence à faire beaucoup de jeux qui se ressemblent.
